Marie :
Dans la langue populaire, il signifie : « L’Illuminatrice ». (S. Jérôme, M 1.23.780)
Dans la langue araméenne, il signifie : « Dame » ou « Princesse » (Bover).
Le sens scientifique de Marie dans la langue hébraïque est : « Belle » (Bardenhewer).
Dans la langue égyptienne, où ce nom fut utilisé pour la première fois, il signifie : « La préférée de Yahvé Dieu » (Exode 15, 20). Mar ou Myr, en égyptien, signifiait la plus préférée des filles. Et « Ya » ou « Yam » signifiait : le Dieu véritable —Yahvé—. Ainsi, MAR-YA ou MYR-YAM en égyptien signifierait : « La Fille préférée de Dieu » (Zorell).
Pères de l’Église :
Le nom hébreu de Marie se traduit par Domina en latin ; l’Ange lui donne donc le titre de Dame (SAINT PIERRE CHRYSOLOGUE, Sermon sur l’Annonciation de la B. Vierge Marie, 142).
Ces paroles, le Seigneur est avec toi, sont les plus sublimes qu’on ait pu lui dire. C’est donc à juste titre que l’Ange révère la Vierge, parce qu’elle est Mère du Seigneur, et par conséquent Dame. Et le nom de Marie lui convient parfaitement, lui qui en syriaque veut dire « Dame » (SAINT THOMAS, Sur l’Ave Maria, l. c., p. 183).
Et le nom de la Vierge était Marie. Disons aussi, au sujet de ce nom, qu’il signifie « étoile de la mer » et qu’il s’adapte à la Vierge Mère avec la plus grande convenance (SAINT BERNARD, Hom. sur la Vierge Mère, 2).
Parce qu’Elle seule a conjuré la malédiction, apporté la bénédiction et ouvert la porte du paradis. C’est pour cette raison que lui convient le nom de « Marie », qui signifie « étoile de la mer » ; comme l’étoile de la mer oriente les navigateurs vers le port, Marie dirige les chrétiens vers la gloire (SAINT THOMAS, Sur l’Ave Maria, l. c., p. 185).
C’est à juste titre qu’on l’appelle « Marie », qui veut dire « illuminée » : Le Seigneur remplira ton âme de splendeurs (Is 58, 11) ; et cela signifie en outre « illuminatrice des autres », par référence au monde entier ; et on la compare à la lune et au soleil (SAINT THOMAS, Sur l’Ave Maria, l. c., 182).
Le mot Marie signifie en hébreu étoile de la mer et en syriaque Dame. Et à juste titre, parce qu’elle a mérité de porter dans ses entrailles le Seigneur du monde et la lumière pérenne des siècles (SAINT BÈDE, dans la Catena Aurea, vol. V, p. 36).
Source : Mois de Marie, du Père Eliécer Sálesman, Paulinas, Caracas, Venezuela