L’histoire et la préhistoire de l’être humain sont capables de démontrer l’existence des visions du monde les plus variées. Le folklore, l’art et la religion de chaque peuple sont le résultat de l’interaction de divers facteurs et influences qui déterminent donc une synthèse de connaissances et de pratiques, qui se transmettent de génération en génération, comme un témoignage du besoin humain de laisser quelque chose de valeur pour le bénéfice des générations futures.
Malheureusement, tout ce qui a été transmis d’autrefois n’est pas nécessairement bénéfique pour les générations présentes, et tout ce qui se fait dans le présent ne sera pas utile ni apprécié par l’avenir.
Depuis l’aube de l’humanité, l’homme a cherché à trouver des réponses qui lui apportent sécurité et tranquillité sur son existence. En conséquence, diverses écoles de pensée se sont créées. Cela s’est produit parce qu’aucune d’elles n’offrait toutes les réponses. Dans son désir de trouver la vérité et le chemin définitif à parcourir, l’homme a peu à peu écarté des alternatives et en a créé d’autres.
Encore et encore tout au long de l’histoire, l’homme a rêvé de l’arrivée d’un « âge d’or » pour l’humanité, d’un monde heureux et parfait où il n’y aurait ni maladie, ni pauvreté, ni guerre, ni faim, ni limites, ni divisions.
Il voudrait voir l’univers entier se transformer sous ses yeux comme par magie et devenir quelque chose de radicalement nouveau. Il voudrait se libérer définitivement de la problématique mondiale dont il est lui-même la cause.
Ce rêve reste vivant et se fait sentir avec plus de vigueur que jamais à notre époque, à mesure qu’approche la fin du millénaire. Notre monde, techniquement avancé mais spirituellement affamé, éprouve une profonde désillusion face au bien-être qui n’efface pas sa pauvreté, à la liberté qui n’ôte pas son esclavage et à la science qui ne dissipe pas sa profonde incertitude.
Depuis une trentaine d’années se forme une vague culturelle/philosophique/religieuse qui prétend réagir contre l’état présent de l’humanité et la pousser vers une nouvelle conscience, vers une nouvelle manière d’être spirituel. Nous l’appelons le Nouvel Âge, et aujourd’hui il n’y a aucun aspect de notre vie qui n’ait ressenti ses effets d’une manière ou d’une autre.
Les idées et les objectifs du Nouvel Âge recueillent des éléments des religions orientales, du spiritisme, des thérapies alternatives, de la psychologie transpersonnelle, de l’écologie profonde, de l’astrologie, du gnosticisme et d’autres courants. Il les mélange et les commercialise de mille façons, proclamant le début d’une nouvelle époque pour l’humanité.
Mais, au fond, cela ne semble être rien de plus qu’une autre vaine tentative de l’homme de se sauver lui-même, en faisant des promesses qu’il ne peut tenir et en s’attribuant des pouvoirs qu’il ne possède pas. Et bien que la fantaisie du Nouvel Âge ne sera jamais plus que fantaisie, elle a réussi à semer la confusion dans le cœur de beaucoup de fidèles.
Ici je n’espère que dissiper les doutes initiaux qui surgissent autour de la matière et lancer une invitation à tous à approfondir le phénomène du Nouvel Âge et à comprendre la menace qu’il représente pour l’intégrité de notre foi, et à montrer qui est la Vérité.
Le Nouvel Âge : foi ou fantaisie ?
Cela vous dit-il quelque chose ?
Marilú était inquiète. Ces derniers temps, elle avait de fortes disputes avec son mari, elle s’exaspérait facilement avec ses enfants, elle traversait des moments de dépression. Elle vit la promotion d’une organisation qui promettait de lui rendre les rênes de sa propre vie. On lui fit un entretien, on détecta en elle une quantité de forces négatives et on la lança dans un programme qui lui assurait l’élimination de tout ce qui la gênait… puis un autre programme, et un autre et un autre… Marilú finit à moitié convaincue qu’elle était la maîtresse absolue de son monde et que la vérité n’était que ce qu’elle voyait et pensait. Ce n’est pas que ses problèmes aient disparu, mais qu’elle ne s’en rend plus compte.
Yolanda adorait ce monsieur sympathique de la télé qui parlait uniquement de choses de la magie, de l’énergie et des forces secrètes de l’esprit. Elle ne croyait pas tout, mais c’était en quelque sorte très joli de l’imaginer ainsi. Un dimanche, une dame se présenta à l’émission, qui dit qu’elle voyait l’ange gardien des gens et qu’elle pouvait leur dire comment il s’appelait et de quelle couleur il était. Aussitôt Yolanda alla la consulter et, pour seulement 80 pesos ( !), la dame lui raconta que son ange était grand, beau et de couleur vert clair. Maintenant Yola s’en va par là à bavarder avec lui et croit même le voir et sentir sa présence. Sa famille est inquiète et craint qu’une puce ait grillé en elle.
Ulysse est perdu grâce à son professeur d’histoire. Le prof est « métaphysicien » et sort des discours hallucinants. Selon lui, toutes ces figures de l’histoire — Alexandre le Grand, César Auguste, Napoléon, Benito Juárez et Gorbatchev — ne sont rien d’autre que le même « être illuminé » qui revient encore et encore diriger les hommes. Ulysse fut surpris quand il dit que les grands hommes de la religion (Bouddha, Quetzalcóatl, Jésus, Gandhi, etc.…) étaient le même et enseignaient la même doctrine. Cela ébranla Ulysse assez profondément. Mais comme personne ne sut éclaircir son doute, il le traîne encore. Maintenant, chaque fois qu’il se voit dans le miroir, une question lui vient : suis-je moi aussi de la matière recyclée ?
Qu’est-ce que Marilú, Yolanda, Ulysse et beaucoup d’autres croyants ont en commun ? Ils sont tombés sur le Nouvel Âge et ils étaient sans méfiance.
Nous allons passer en revue ci-dessous quelques-uns des aspects les plus dangereux du Nouvel Âge pour les croyants.
Une tromperie aux mille masques
Le Nouvel Âge parle de beaucoup de choses qui touchent notre foi : Dieu, la création, la vie, la mort, la méditation, le sens de notre existence, etc.… mais ce n’est pas une religion. Il prend divers aspects de nombreuses religions ainsi que des sciences et de la littérature et les mélange avec une certaine originalité pour donner des réponses fantaisistes aux questions les plus importantes de la vie humaine. Parfois il utilise même un langage chrétien pour exprimer des idées très contraires au christianisme.
Le Nouvel Âge est un ensemble de croyances et d’idées qui se répand par tout le monde comme cette petite fumée d’encens qui donnait le vertige à Damien. Tu ne la vois pas, mais la voilà qui remplit lentement toute la maison jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien qui ne soit imprégné de son odeur.
Le Nouvel Âge n’a aucun chef et ne suit aucune règle d’aucune sorte. Ce sont de nombreuses personnes et organisations (des sectes, aussi) qui pensent de la même façon et qui ont les mêmes croyances sur Dieu, sur l’homme, sur la vie et la mort et sur le monde. Ces personnes et organisations travaillent de mille manières pour convaincre les autres de leurs idées. Ils se croient des « illuminés » ou des « sages » qui ont des connaissances nouvelles qui vont changer le monde. Ils promettent un avenir sans guerres, sans maladies, sans pauvreté, sans pollution et sans aucune insatisfaction personnelle.
Qui ne voudrait pas d’un monde pareil ? Le problème, c’est qu’ils promettent ce qu’ils ne peuvent pas tenir.
Te rends-tu compte du nombre de librairies qui ne vendent que des livres de magie, d’hypnose, sur comment interpréter les rêves, sur comment être médium et communiquer avec les esprits ? Ces librairies promeuvent le Nouvel Âge.
As-tu remarqué toutes ces foires qui vendent des amulettes porte-bonheur, des cristaux ou des pierres énergétiques, des poudres et des mixtures pour des guérisons, des pyramides pour profiter des forces du cosmos, de petites statues de bouddha, des petits dieux orientaux et des milliers de babioles magiques ? Celles-là, à leur manière, participent aussi du Nouvel Âge.
Ne t’a-t-on jamais invité à un cours de contrôle mental, de yoga, de méditation transcendantale, de dianétique, d’auto-hypnose, de zen ou de tai-chi ? Bien souvent le Nouvel Âge atteint ses fins à travers de telles activités.
As-tu entendu quelque conférence sur les ovnis, sur le sens « secret » de la Bible, sur les pouvoirs paranormaux, sur les maîtres spirituels qui sont censés nous guider, sur l’ère du Verseau ou l’importance de l’astrologie pour nos vies ? Ces causeries expriment souvent des idées très typiques du Nouvel Âge.
Le Nouvel Âge enseigne que c’est le cosmos qui nous donne vie et énergie.
Comme tu peux le voir, nous parlons de quelque chose d’assez compliqué qui a de nombreuses façons de se manifester. Bien sûr, tout ce que le Nouvel Âge promeut n’est pas mauvais, et tu peux même en tirer quelque chose de bon. Mais beaucoup de ses idées sont fausses, trompeuses et contraires à ta foi. C’est pourquoi tu dois le comprendre et être bien sur tes gardes.
Origines et histoire du Nouvel Âge
Les idées et pratiques qui constituent le Nouvel Âge sont très difficiles à énumérer, car le Nouvel Âge n’a pas une identité définie, mais de nombreuses façades ; des façades variables et confuses. Il donne l’impression de ne pas constituer un mouvement uni, organisé, structuré. Il se présente comme une série d’idées, de croyances et de pratiques apparemment isolées et sans lien, sans un but ni une organisation définis… simplement comme une mode. De plus, il a une capacité de mutation vraiment étonnante et une grande variabilité : il n’a cessé de surgir à chaque pas avec des choses nouvelles, des idées nouvelles — ou de vieilles idées converties en nouvelles.
D’où la difficulté à le déchiffrer, à le diviser, à le décomposer, à le définir. Néanmoins, nous le définirons de cette manière :
Le Nouvel Âge est un mouvement pseudo-spirituel d’un caractère ésotérique et occultiste, païen, qui inclut des théories erronées et des hérésies condamnées par l’Église qui contredisent des vérités fondamentales de la foi chrétienne, et qui cherche à amener l’homme à croire qu’il peut parvenir à être comme Dieu.
Sa finalité, dissimulée sous un prétendu respect pour toutes les croyances, est la destruction de la foi chrétienne, par quoi il tente d’en finir avec l’Église catholique et avec toute confession chrétienne.
Le terme anglais « New Age » a été traduit en espagnol par « Nueva Era » (« Nouvelle Ère »), mais en réalité la traduction de « New Age » serait « Nueva Edad » (« Âge Nouveau »). Les adeptes de ce courant l’appellent aussi « Ère du Verseau » et « Âge d’Or ». En raison des fins qu’il poursuit, d’autres l’appellent « Configuration du Verseau » ou « Conspiration du Verseau ».
Origine
Le Nouvel Âge a ses racines dans la « Société Théosophique » fondée en 1875 à New York par une Russe, Helena Blavatsky, essentiellement spirite, qui dit avoir reçu ses enseignements de certains « êtres spirituels spéciaux » ou « maîtres ascensionnés ».
Pour savoir ce qu’est la « Société Théosophique », nous devons connaître ce qu’est la Théosophie.
La Théosophie est la croyance ou la prétention d’avoir une connaissance mystique directe de la « divinité », sur celle-ci et sur le monde, au moyen de doctrines et de pratiques secrètes, ésotériques, occultistes.
La Blavatsky fonde en 1875 la « Société Théosophique », qui est un mélange d’occultisme et de mysticisme oriental (essentiellement ce qu’est aujourd’hui le Nouvel Âge). Lui succède comme présidente Annie Besant, qui tenta en 1929 de présenter un nouveau « messie » au monde : un hindou qui rejeta le statut qu’elle lui assigna et se sépara du mouvement.
Mais c’est Alice Bailey (1880-1949), troisième présidente, une Anglaise établie elle aussi aux États-Unis, qui est considérée comme la « grande prêtresse » de la « Société Théosophique ». Elle fonde le « Trust de Lucifer » (aujourd’hui « Lucis Trust ») et, comme médium spirite, disait recevoir des messages d’un certain « maître de sagesse » mort, un Tibétain. (Ce n’est pas un simple hasard qu’il soit oriental, comme nous le verrons plus loin.)
Dans de nombreux écrits de cette « Société Théosophique » apparaissent les messages de l’esprit démoniaque qui lui dictait en « écriture automatique », c’est-à-dire dans un état de transe médiumnique, durant lequel la main du médium écrit automatiquement, sans que celui-ci ait aucun contrôle sur ce qui s’écrit.
Ces écrits forment une sorte de « Plan » auquel on donna un caractère secret parmi les adeptes. Ce « plan », qui est le « Plan du Nouvel Âge », comprend un gouvernement mondial et une seule religion mondiale. Le Plan du Nouvel Âge devait rester caché jusqu’en 1975, année où il serait porté à la lumière publique.
D’où surgit la « Société Théosophique » que la Blavatsky fonde en 1875 ?
« La Théosophie a commencé avec les francs-maçons et au milieu d’eux », dit une publication, « Sectes en
Amérique latine », dans le chapitre intitulé « Mouvements Pseudo-spirituels », écrit par le franciscain Frère Buenaventura Kloppenburg.
Quels buts poursuit la Franc-Maçonnerie ? En quoi consiste la conspiration maçonnique ?
La Franc-Maçonnerie, qui est une société secrète d’un caractère ésotérique et occultiste condamnée par l’Église, bien qu’elle simule le contraire, poursuit la destruction de la civilisation chrétienne, en commençant d’abord par l’Église catholique et en continuant par d’autres croyances chrétiennes ; de même que de toute norme, principe ou institution fondés sur le christianisme, pour les remplacer par une civilisation païenne et une pseudo-religion païenne elle aussi. Il est important de le connaître pour pouvoir continuer à analyser le processus historique de formation du Nouvel Âge, à partir de la « Société Théosophique ».
Helena Blavatsky se transforme en médium spirite un peu avant de fonder la « Société Théosophique ». C’est durant un séjour à Paris (1867-1870) qu’elle entre dans le groupe d’Allan Kardec, franc-maçon et codificateur du Spiritisme.
À son retour aux États-Unis, elle fonde la « Société Théosophique » à New York le 20 novembre 1875 avec d’autres francs-maçons : Charles Sotheran (l’un des chefs de la Franc-Maçonnerie aux États-Unis), Henry Steele Olcott (franc-maçon), George Felt (de la Fraternité Hermétique de Louxor, également maçonnique) et William Judge.
En 1871, Albert Pike, grand maître de l’une des branches de la Franc-Maçonnerie, le Rite Écossais, écrit un livre fondamental de la philosophie maçonnique : « Morale et Dogme de la Franc-Maçonnerie ». Pike, bien qu’il n’appartienne pas formellement à la direction de la « Société Théosophique », est en contact avec elle.
Une autre preuve de la connexion de la Franc-Maçonnerie et du Nouvel Âge est cette donnée des plus curieuses : le bulletin que les francs-maçons distribuent dans le monde entier aux « frères maçons » s’appelle — « New Age » ! ! ! Il est attesté qu’il s’appelle ainsi, du moins depuis 1921, mais ce nom aurait pu être utilisé antérieurement à cette date.
Outre les preuves historiques de l’origine et de la relation du Nouvel Âge avec la Franc-Maçonnerie, il y en a une autre déterminante : le Plan du Nouvel Âge coïncide avec les fins de la Franc-Maçonnerie : une religion mondiale et un gouvernement mondial. C’est-à-dire : les objectifs du Nouvel Âge et ceux de la Franc-Maçonnerie sont les mêmes.
Peut-être est-ce pour cela que le Pape Léon XIII, en 1884, dans son Encyclique « Humanum Genus » (#7), dit ce qui suit : « Il existe dans le monde un certain nombre de sectes qui, bien qu’elles diffèrent les unes des autres par le nom, les rites, la forme, l’origine, se ressemblent et sont d’accord entre elles par l’analogie du but et des principes essentiels. En fait, elles sont identiques à la franc-maçonnerie, qui est pour toutes les autres comme le point central d’où elles procèdent et où elles aboutissent. »
Quelle est la relation de la « Société Théosophique » avec le Mysticisme Oriental ?
L’esprit diabolique qui dicte à Alice Bailey le Plan du Nouvel Âge est tibétain. Mais la relation de la « Société Théosophique » avec l’Orient est antérieure : en 1879 la Blavatsky et Olcott voyagent en Inde, s’installent à Adyar, près de Madras, et 6 ans plus tard elle écrit son œuvre « La Doctrine Secrète », dans laquelle commence à se configurer le « Plan du Nouvel Âge ».
Après cette succincte analyse historique nous pouvons conclure ce qui suit : la Franc-Maçonnerie donne naissance à la Société Théosophique au moyen du Spiritisme et en contact avec le Paganisme Oriental.
Voici les quatre piliers fondamentaux du Nouvel Âge :
Franc-Maçonnerie – Spiritisme – Théosophie ou Gnosticisme – Paganisme Oriental.
En tenant compte de cette base de soutien du Nouvel Âge nous pourrons mieux le déchiffrer et l’analyser.
Le Nouvel Âge tire donc son origine de la Franc-Maçonnerie, au moyen d’instructions et de dictées données par des esprits démoniaques.
Paul dit : « L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains renieront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines de démons » (1 Timothée 4,1).
Le processus de pénétration du Nouvel Âge
Déjà en 1986 un reportage du New York Times dit que tout a été influencé par le Nouvel Âge : l’éducation, la santé, l’art, l’économie, la gestion, le gouvernement, la science, le divertissement et… la religion.
Dans le domaine religieux, il y a des gens très engagés, très chrétiens, qui ont innocemment « annexé » (c’est ainsi que commence la participation : en ajoutant) à leurs croyances et pratiques de toujours des théories et des pratiques du Nouvel Âge… et nous savons déjà d’où viennent ces « nouvelles » croyances et pratiques. ( ! ! !). Par exemple, une très répandue et annexée par beaucoup est la croyance en la réincarnation, que nous analyserons plus loin.
Les promoteurs du Nouvel Âge ne vont pas directement contre les croyances chrétiennes ; « apparemment » ils les acceptent. Ils se montrent très ouverts, au début. Ils proposent ces erreurs hérétiques comme quelque chose de compatible avec le Christianisme. Toutes les religions sont acceptées. Bien sûr ! Car la Théosophie se fonde sur l’égalité des religions pour ensuite tenter d’établir la religion unique.
Ceux qui promeuvent le Nouvel Âge utilisent la terminologie de la Bible, du christianisme, et mentionnent même des activités de l’Église, afin de confondre, de tromper et d’attirer les croyants.
Comment s’est déroulé le processus de pénétration du Nouvel Âge ?
Lorsque l’humanité passa d’une conception théocentrique du monde, dans laquelle Dieu était le centre, à une conception anthropocentrique, dans laquelle l’homme devient le centre, des changements furent peu à peu introduits dans les concepts de la foi, dans les normes morales, dans les attitudes et les valeurs, dans les modes de vie et les coutumes des personnes. Bien que ces changements se soient produits peu à peu depuis la Renaissance, il n’y a aucun doute que c’est en ce siècle que se réunissent les conditions qui rendent possible la pénétration franche et plus généralisée des erreurs du Nouvel Âge.
Pénétration littéraire
En 1976 sort le best-seller « Jonathan Livingston le goéland » de Richard Bach, une publication qui est dictée par un esprit. Ce fut le lancement de la littérature « canalisée » par des esprits. Ce récit apparemment inoffensif et idéaliste portait la semence du Nouvel Âge. On en vendit en peu de temps 25 millions d’exemplaires.
Par la suite sort « Les Enseignements de Don Juan » de Carlos Castañeda, le plus grand représentant de la sorcellerie.
De nos jours la littérature Nouvel Âge est excessive ; en 1991, aux États-Unis seulement, il y avait 2 500 librairies spécialisées, sans compter les rayons Nouvel Âge dans toutes les librairies, avec 25 000 titres en circulation et croissant vertigineusement, ce secteur devenant une source de « grands profits », selon un compte rendu du journal « Jornal do Brasil » en janvier 1995.
Pénétration audiovisuelle
Les influences suivantes sont évidentes dans les films, les vidéos, les jeux vidéo, la musique et aussi dans les livres et les revues : goût pour la terreur, pour l’imaginaire et le fantasque, pour le cosmique-magique, le laid et le monstrueux, les expériences extra-sensorielles, les pouvoirs parapsychologiques comme la télépathie, la communication avec les esprits à travers des jeux comme la Ouija ; voyages dans l’au-delà, talismans, sorcellerie, magie, etc. … et même le proprement satanique. Les films sataniques abondent et sont fréquemment diffusés à la télévision.
Pénétration par les symboles
La symbolique satanique peut se voir abondamment dans les journaux, les revues, les arts, la publicité, la TV, le cinéma, les vêtements, etc.
Pénétration dans la musique
La soi-disant « Musique Nouvel Âge », avec la répétition de sons en séquences alternées, est faite pour créer des atmosphères qui mènent l’auditeur à un état de relaxation qui favorise l’altération des états de conscience.
La musique « nouvel âge » s’appelle ainsi parce qu’elle s’inspire de certains thèmes de grand intérêt pour le Nouvel Âge : la nature, les religions des peuples anciens, les cultures orientales, etc.… C’est généralement une musique instrumentale, mêlée de sons naturels, parfois très répétitive, d’autres fois sans aucune mélodie
La musique « nouvel âge » est comme n’importe quelle autre musique : une combinaison de sons plus ou moins agréable à l’oreille. Ce qui pourrait la rendre « mauvaise » serait quelque contenu nuisible (les paroles) ou quelque usage irresponsable de la musique (p. ex. pour aider à induire un état altéré de conscience ; pour provoquer des sentiments négatifs, etc.).
Drogues
Dans le Nouvel Âge les drogues sont utilisées, surtout, comme un moyen d’obtenir, à travers l’altération des états de conscience et la manipulation du système nerveux, de prétendues expériences divinisantes.
Discrédit progressif de la morale et de la loi de Dieu
C’est une forme de pénétration évidente dans tous les secteurs de la société, à travers les médias, tant dans les programmes de fiction (romans, films) que dans ceux de non-fiction (émissions d’opinion, scientifiques, etc.).
L’idéologie du Nouvel Âge et les façades sous lesquelles il se présente
Acceptation apparente de toutes les religions : il ne va contre aucune, mais il n’accepte pas non plus aucune qui ne soit parmi les païennes : Hindouisme, Bouddhisme, Zen, Taoïsme. Il introduit peu à peu des croyances païennes (par exemple, la réincarnation). De cette façon, à mesure que les chrétiens et spécialement les catholiques « annexent » ces fausses doctrines et croyances à notre foi, nous finissons par perdre la vraie Foi. Ainsi, une fois la Foi chrétienne affaiblie et détruite, on atteint l’un des buts du Nouvel Âge : intégrer toutes les religions en une seule.
Recherche de la santé : Un cas typique est celui des guérisons par « énergie universelle » ; il y a aussi la « Méditation Transcendantale », pour atteindre l’équilibre émotionnel et psychique.
Recherche de l’Écologisme : Le véritable écologisme cherche à conserver la planète et à respecter toutes les formes de vie, en particulier la vie humaine, qui a une valeur bien supérieure à toutes les autres, puisque l’homme a été fait « à l’image et à la ressemblance de Dieu ». L’écologisme exagéré du Nouvel Âge dit que l’homme vaut autant qu’une baleine, une montagne ou un arbre. Il va jusqu’à considérer l’homme comme le pire ennemi de la planète au lieu de le voir comme son gardien et son maître.
Usage du langage et des termes chrétiens pour tromper et confondre les chrétiens. Ils peuvent se déclarer rose-croix, promoteurs de la métaphysique et utiliser simultanément des passages de la Bible, une terminologie chrétienne et même mentionner des activités de l’Église.
Donner une apparence scientifique à l’occultiste : Par exemple, la Parapsychologie comme science pour étudier les phénomènes occultes. Autre exemple : le spiritualisme hindou converti en science apparente comme technique de relaxation dans la « Méditation Transcendantale ».
Piliers qui soutiennent le Nouvel Âge
La meilleure façon de déchiffrer le Nouvel Âge est d’étudier l’idéologie qui le soutient. Ainsi nous voyons que, devant la difficulté de le décomposer, de le définir — car il réunit par somme ou confusion de vieilles et de nouvelles hérésies et philosophies — en passant en revue ces hérésies présentes tout au long de l’histoire de l’Église, nous pouvons nous rendre compte de la manière dont est formé le Nouvel Âge. Il est intéressant d’observer qu’elles sont toutes interconnectées entre elles et se soutiennent les unes les autres.
Spiritisme : Nous avons déjà vu comment le Nouvel Âge provient principalement du spiritisme, c’est-à-dire de la communication avec des esprits mauvais et des instructions reçues de ceux-ci. Il n’est pas constitué de simples découvertes faites par les hommes. ALERTE ! ! ! Ce sont des dictées et des avis provenant du démon.
Le Nouvel Âge provient du Spiritisme mais l’inclut et le favorise aussi.
Le Spiritisme, aujourd’hui appelé « canalisation » et même « spiritualisme », est la pratique de contacter des esprits mauvais, c’est-à-dire des anges déchus et/ou des âmes damnées.
On croit — à tort — que le Spiritisme est la pratique de contacter de bons esprits inoffensifs. Mais… d’où viennent ces esprits ?
Les activités spirites sont expressément interdites dans la Bible (Deutéronome 18,9-12) « Lorsque tu seras entré dans le pays que le Seigneur ton Dieu te donne, tu n’apprendras pas à imiter les abominations de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, qui pratique la divination, ni devin, ni enchanteur, ni magicien, ni charmeur, ni personne qui consulte les esprits ou les devins, ni personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination au Seigneur, et c’est à cause de ces abominations que le Seigneur ton Dieu va chasser ces nations devant toi. »
On peut conclure, alors, que le Spiritisme est la pratique de contacter des esprits mauvais : des anges déchus (démons) et des âmes damnées.
Ce qui se passe, c’est que les dictées des esprits mauvais paraissent être des enseignements illuminés, parce que les anges déchus et leurs acolytes sont des trompeurs tout comme le chef des démons : l’antique serpent.
Ils utilisent des principes psychologiques et un langage spirituel pour mieux tromper : « Si vous prenez du fruit de l’arbre de la science du bien et du mal vous serez comme Dieu », telle fut la tromperie du Serpent à Adam et Ève. Et aujourd’hui Satan continue de nous tromper avec l’« arbre de la science du bien et du mal » : ils sauront comme dieu — ils seront comme dieu — ils connaîtront comme dieu… ils guériront comme dieu — ils feront des miracles comme dieu…
Panthéisme : Tout est Dieu. L’homme est une partie de Dieu. Dieu et le monde sont — en dernière instance — identiques. Dieu est l’énergie de l’univers. Dieu n’est pas un être doté de personnalité, il n’est pas un Dieu personnel, il n’est pas un Dieu-Personne :
Si tout est dieu, moi aussi je suis dieu.
Les gourous soutiennent qu’ils sont des dieux.
Dieu inclut tout, aussi bien le Bien que le Mal.
Monisme : Tout est un, tout est une même chose. Cela se rapporte au Panthéisme en ce qu’il n’existe aucune distinction finale entre Dieu et l’homme, entre le Créateur et la création.
Syncrétisme : Égalisation de toutes les religions. Il prétend que toutes les religions peuvent être une seule :
· La Bible n’est qu’un livre de plus parmi de nombreux livres « sacrés ».
· Jésus n’est qu’un « prophète » de plus, mis sur le même plan que Bouddha, Mahomet ou Lao Tseu.
Gnosticisme ou Théosophie : Une hérésie du premier siècle, qui a persisté et se présente de nouveau fortement de nos jours en faisant partie de ce qu’est aujourd’hui le Nouvel Âge.
C’est un ensemble d’enseignements et de pratiques secrètes, au moyen desquels la personne prétend parvenir à la connaissance de l’essence même de la divinité, connaissance que l’on cherche à atteindre au moyen de pratiques « magiques » et occultes.
Relativisme moral : Négation des prémisses sur lesquelles repose la loi morale, allant jusqu’à l’extrême d’affirmer que Dieu inclut aussi bien le bien que le mal. Il n’y a pas de différence entre le bien et le mal, entre le vice et la vertu. Tout dépend de l’opinion de chaque personne. Est bon ce qui plaît à chacun.
· Si la personne accepte sa propre bonté, tout ce qu’elle fait est bon, même si c’est mauvais.
Relativisme pratique et subjectivisme : Le relativisme, qui est la négation de la réalité (tout est apparence ou une impression de la réalité), dans le Nouvel Âge s’élargit en s’unissant au Subjectivisme. Ainsi il est proposé : croyez-vous votre propre réalité ? Il n’y a pas une vérité ; chacun a la sienne. D’où le grand essor du fantasque et de l’imaginaire.
Exemple : Dans le livre « Out on a Limb », de Shirley MacLaine, une exposante des plus importantes du Nouvel Âge et l’une de ses prêtresses les plus marquantes, elle écrit que, prenant un bain chaud, elle en vint à croire ». « Peu à peu je devins eau… je sentis une connexion intérieure de ma respiration avec le pouls de l’énergie autour de moi. En fait, j’étais l’air, l’eau, l’obscurité, les murs, l’écume, les rochers mouillés submergés dans l’eau et même le son de la rivière qui coulait dehors ». ( ! ! !)
La MacLaine, qui tenta avec son chant (« je suis dieu, je suis dieu, je suis dieu ») d’appliquer le Panthéisme (tout est dieu… je suis dieu), tente dans celui-ci d’appliquer le Monisme (tout est un, tout est la même chose), à travers le subjectivisme.
De plus, ce type de pratiques si malsaines peut mener à de graves situations dépressives. Telle est la tactique du Démon : élever quelqu’un, lui donner une série de pouvoirs ou lui faire croire qu’il les possède, pour ensuite le plonger irrémédiablement dans l’abîme.
Ésotérisme et Occultisme : Ensemble de pratiques cachées ou secrètes au moyen desquelles on prétend parvenir à la divinisation de soi-même.
Idolâtrie : L’Idolâtrie s’est introduite au Venezuela et aussi dans d’autres pays, de diverses manières ; entre autres, par la voie des guérisons par contact à travers la soi-disant « énergie universelle ».
Quiétisme : La recherche d’une extrême passivité spirituelle qui tend à la destruction de l’être humain à travers une supposée absorption dans la divinité. C’est la racine du Bouddhisme, dont l’idéal est l’état de « nirvana », dans lequel l’homme n’a déjà plus ni désir, ni passion, ni l’« illusion » du monde extérieur.
La réincarnation : est la croyance en une chaîne de retours à cette vie sous divers aspects corporels. Si elle était vraie, ma liberté serait inutile et mes décisions, mes luttes, mes efforts, mes sacrifices et mes souffrances dans la vie n’auraient aucune valeur, car en fin de compte je devrais tout recommencer encore et encore. Si la réincarnation était vraie, la passion et la mort du Christ n’auraient aucun sens et sa résurrection ne nous assurerait pas la rédemption. La résurrection est la transformation définitive de l’être humain et l’entrée dans l’éternité. On ne meurt qu’une seule fois et à la mort succèdent la résurrection et le jugement. Comme dit saint Paul : « Si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1 Co 15,19)
Néanmoins, outre que la soi-disant « réincarnation » est quelque chose d’inopportun et de négatif, et outre qu’elle est expressément niée dans la Bible (« …il est établi que les hommes meurent une seule fois » (He 9,27)), elle contredit des vérités fondamentales de notre foi chrétienne et l’on pourrait dire qu’elle finit par nier toute cette foi. Analysons seulement deux de ces vérités :
Jésus-Christ Sauveur et Rédempteur : Seul Dieu peut sauver (Is 43,3 et 12,2). Seul le Fils de Dieu fait Homme nous sauve et nous rachète (Lc 19,12 – Jn 10,19 – Rm 5,12-19). Dans la théorie du Nouvel Âge, l’homme qui croit qu’il va se réincarner prétend s’autoracheter, se niant ainsi l’unique salut possible : celui que Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur de tous les êtres humains et de chaque être humain en particulier, est venu nous apporter (Lc 1,31 – Mt 1,21).
La Résurrection : De même que Jésus-Christ est déjà ressuscité, nous ressusciterons nous aussi pour vivre éternellement (Jn 6,40), non sans passer d’abord par le Jugement.
Telle est notre espérance ; le fait de savoir que nous ressusciterons en corps et âme glorieux comme Jésus-Christ est déjà ressuscité, pour jouir du Ciel qui nous a été promis, ce lieu inexplicable en termes humains.
Outre que cette espérance de notre future immortalité en corps et âme glorieux ressuscités par Jésus-Christ est une vérité de notre foi chrétienne, n’est-elle pas en outre une espérance bien plus désirable que la vaine illusion de mourir pour « naître » de nouveau dans un corps qui n’est pas le mien ?
Yoga : Le yoga est, dans son essence, un exercice spirituel et corporel né de la spiritualité hindoue. Les postures et les exercices, bien qu’ils se présentent comme une simple méthode, sont inséparables de leur sens propre dans le contexte de l’hindouisme. Le yoga est une introduction à une tradition religieuse très étrangère au christianisme. Le mot « yoga » signifie « union ». Il faudrait nous demander : union avec quoi ?
Bouddhisme : C’est une nouvelle forme de religiosité païenne orientale provenant de l’Hindouisme, car selon la légende, Bouddha, avant de parvenir à l’illumination, fut un moine hindou errant.
Propre au Bouddhisme est la théorie réincarnationniste selon laquelle l’existence est un cycle continu de mort et de réincarnation et que, tant que la personne se maintient dans ce cycle, elle ne peut se libérer de la souffrance, pour quoi il faut chercher l’état de bonheur et de paix totale (nirvana).
Taoïsme/Zen : Le Zen est une forme de Bouddhisme, dont le but est de parvenir à un état de conscience dans lequel « tout est un » (Monisme). Un zéniste dit : « Tout est un, un est rien, tout est rien… »
Matérialisme et Hédonisme : Bien que les buts et méthodes du Nouvel Âge semblent être très spiritualistes, le mobile sous-jacent est éminemment matérialiste (non de Dieu) et hédoniste (recherche du plaisir), car on considère que le but suprême de l’homme est la satisfaction personnelle et le succès.
Intégrationnisme ou Holisme : « Holos », du grec « tout ». Tout est interconnecté. Toutes les choses sont interdépendantes et doivent être considérées « intégralement » ou « holistiquement ».
Autres manifestations et méthodes du Nouvel Âge
Pouvoir Mental – Métaphysique :
Dans cette manifestation du Nouvel Âge il existe un éventail assez large qui va du Contrôle Mental et de la Sophrologie jusqu’au développement de « pouvoirs mentaux », en passant par la « Métaphysique » de la Vénézuélienne Conny Méndez, qui n’a rien à voir avec cette branche de la Philosophie appelée Métaphysique, qui étudie la science ou la nature des choses.
Dans le Contrôle Mental Silva et dans certains cours de « Sophrologie », par exemple, il y a des choses qui sont enseignées et qui sont inoffensives et à la fois utiles, comme peuvent l’être les règles mnémotechniques pour augmenter la capacité de mémoire, des exercices pour augmenter l’intelligence ou pour faciliter l’apprentissage. Le problème, c’est que ces cours ne s’arrêtent pas là, mais prétendent développer d’autres facultés, comme peut l’être, par exemple, la télépathie.
Dans le livre pro-Nouvel Âge intitulé « Nouvel Âge » (Eileen Campbell et J.H. Brennan), qui prétend être un manuel guide pour tout ce qui concerne le prochain « Âge du Verseau », on dit ceci du Contrôle Mental Silva : « son système… présente des ressemblances avec certaines techniques ésotériques… mais elles se présentent avec naturel, d’une manière non mystique, ce qui leur vaut une grande considération de la part du public ».
C’est la même tromperie que la « Méditation Transcendantale » et que les Cours de Guérison par la soi-disant « Énergie Universelle » : présenter une méthode ésotérique ou religieuse païenne déguisée en scientifique pour qu’elle soit acceptée.
Quant au « Pouvoir Mental » proprement dit, celui-ci prétend être une faculté de l’esprit humain pour développer chez l’homme la possibilité d’obtenir ce qu’il désire rien qu’en le désirant, en se le proposant et en le décrétant. On utilise des techniques développées expressément pour cela, avec le danger que l’homme caresse de nouveau son désir le plus ancien (avoir des pouvoirs), tombant dans la même tentation d’Adam et Ève (être comme des dieux).
Lorsqu’on promeut l’idée que nous essayons de développer ces pouvoirs que nous possédons soi-disant en nous, on confond un don de Dieu, qui est la volonté dotée de liberté, avec un certain « pouvoir » que nous n’avons réellement pas en nous, mais qui est une tromperie du Démon.
Ainsi, Satan tente l’homme, cherchant à faire de lui un être autosuffisant et puissant, entre autres, à travers des techniques de développement de prétendus « pouvoirs mentaux », pratiques conduisant à confondre l’homme et à tenter de l’amener à « être comme dieu ».
L’homme qui cède à cette tentation d’acquérir « pouvoir » ou « pouvoirs » au moyen de cours et de techniques, obtenant ainsi ce qu’il désire, peut en venir à croire qu’il n’a pas de limites. L’homme dans cette attitude — peut peu à peu oublier qu’il est une créature dépendante de Dieu, son Père et Créateur, et que son chemin sur la terre est de chercher la Volonté de Dieu pour lui, de découvrir les désirs de Dieu pour son existence, spécialement à travers la prière, pour ainsi parvenir à son but final : le Ciel promis par notre Père Dieu.
Cette attitude de dépendance de Dieu et de recherche de Sa Volonté, essentielle dans la vie spirituelle du chrétien, est très différente de ce que lui propose Satan à travers ces prétendus « pouvoirs » de l’esprit : chercher ses propres désirs, chercher ce qu’il croit mériter, se le proposer et le décréter.
Outre toutes ces considérations, on court un autre grave risque avec l’usage de ce prétendu « pouvoir mental » : succomber à la tentation de prétendre dominer la liberté d’action des autres. Et c’est ce qu’on tente de faire !
Guérisons par contact à travers l’« Énergie Universelle ». C’est un mouvement aux racines païennes orientales, propagé dans quelques pays du monde, qui soutient que des personnes entraînées à cette « méthode » de guérison peuvent effectuer des guérisons de la manière suivante : on donne certaines techniques pour absorber une « énergie » (celle qui, selon l’idéologie du Nouvel Âge, vibre dans tout l’univers) et pour stimuler certains centres d’énergie qui se trouvent dans le corps humain.
Qu’est-ce que le KUNDALINI YOGA ? Il est important de comprendre cette technique du Kundalini Yoga, car bien qu’elle ne soit pas mentionnée comme telle dans les divers cours qui ont surgi dans le cadre du Nouvel Âge, mais qu’elle soit enseignée sans la nommer, elle est le fondement de beaucoup des théories et techniques qui nous envahissent.
C’est le Yoga du « salut par le serpent ». L’Hindouisme enseigne qu’à la base de la colonne vertébrale il existe un triangle où repose le « Kundalini Shakti » (Pouvoir du Serpent) qui d’ordinaire se trouve endormi, mais qui, lorsqu’il s’éveille, s’écoule à travers la colonne jusqu’à la tête, en passant par six centres d’énergie appelés « chakras ». Tandis qu’il passe par chaque « chakra », on reçoit soi-disant une expérience psychique et de pouvoirs. Lorsqu’on parvient au « chakra » supérieur, on a soi-disant le « pouvoir de réaliser des miracles ».
Il est bon d’ajouter qu’en réalité tous les exercices de Yoga sont basés sur le fait de tenter d’éveiller Kundalini, dont on dit qu’elle est le serpent enroulé ou endormi à la base de la colonne, et c’est le Serpent qui va éveillant les « chakras » et le pouvoir qui est dans chacun de ces « centres d’énergie », atteignant ainsi l’illumination du sujet au dernier « chakra ». Kundalini, selon l’Hindouisme, est la « Shakti », le Pouvoir Universel.
N’était-ce pas cela que le « Serpent » vendit à Adam et Ève ? La pratique de cette technique païenne est également dangereuse : « Lorsque ce feu monte trop rapidement le long de la colonne vertébrale, le sujet peut devenir fou … »
« Lorsque ce feu monte avec trop de facilité on court le risque d’être possédé par un autre esprit ! ! »
Astrologie : C’est une pseudo-science qui prétend déchiffrer l’influence déterminante que les astres ont soi-disant sur les êtres humains.
L’Astrologie est interdite dans la Bible (Dt 18,10). De plus, les prédictions basées sur les influences astrales nient la liberté de l’homme et prétendent limiter la Providence de Dieu, qui est le seul à connaître l’avenir.
Divination : Dans cette manifestation du Nouvel Âge sont désormais incluses des formes hindoues comme le I Ching et le Tarot, en plus des Runes vikings.
Sorcellerie – Ensorcellement – Fétichisme – Santería, etc : Toujours présents en Amérique latine et maintenant revitalisés et plus répandus à travers le Nouvel Âge.
La Sorcellerie et l’Ensorcellement incluent des rites païens pour tenter de contrôler l’avenir et la vie des autres, se venger des ennemis ou se protéger des sortilèges, intimider des personnes, obtenir du pouvoir sur d’autres, etc., et en cela on peut aller jusqu’à infliger des maladies, un danger physique et, en général, des circonstances très adverses pour les victimes. Dans ces milieux on parle de la magie blanche, qui est soi-disant faite pour obtenir un bien personnel, et de la magie noire qui est faite pour causer du tort. C’est ainsi qu’un sortilège est parfois synonyme de tort. Néanmoins, cette différence est purement formelle, car bien qu’avec la soi-disant magie blanche on poursuive un bien supposé, le travail ou sortilège qui est fait peut nuire à autrui. C’est pourquoi il doit être clair que toute magie est mauvaise et est également condamnée par Dieu. « Dans les pays développés, la Sorcellerie (Witchcraft) est similaire à celle des pays latino-américains : une pratique occultiste dans laquelle on utilise la magie pour acquérir la connaissance et avoir le pouvoir de contrôler des vies, des destins, et même le monde. Il y a même une variante de la Sorcellerie (Witchcraft) originelle qui a fleuri aux USA depuis les années 70, sous le nom de Wicca, qui envisage, outre les pratiques et croyances de la Sorcellerie traditionnelle, la promotion de pouvoirs mentaux (psychic powers) et le culte d’une prétendue « déesse intérieure », ce qui conjugue une sorte de panthéisme féministe : on remplace le Dieu Unique et Véritable, distinct de la créature, par une déité féminine avec laquelle l’être humain serait fondu.
La Sorcellerie est mauvaise même si l’on cherche par elle à obtenir un bien supposé, et elle fait du tort aux personnes qui en font usage et à celles contre qui elle est dirigée. »
La santería prétend feindre un culte catholique, mais c’est une forme cachée d’idolâtrie. La santería inclut des rituels païens comme des sacrifices d’animaux, des séances divinatoires, des transes par possession d’esprits mauvais, etc. « La Santería, très répandue dans toute l’Amérique latine, aux USA et même en Europe, a des équivalents avec de légères variantes : le Voodoo, le Macumba, le Shangó, tous dérivés de rites tribaux africains.
La santería surgit lorsque furent transplantés en Amérique les esclaves noirs provenant de la culture « yoruba », qui apportent avec eux leurs cultes aux divinités de la magie africaine. Ne voulant pas se soumettre au christianisme, ils camouflèrent leurs idoles en cherchant parmi les images et statues chrétiennes quelques-unes qui pussent s’adapter à leur culte.
En réalité les santeros continuent de faire la même chose que leurs prédécesseurs yorubas : feindre un culte catholique, mais en réalité ils rendent des cultes à des idoles.
Communication avec des « anges » : Les bons anges, ceux qui restèrent fidèles à Dieu, sont des créatures purement spirituelles, des êtres immortels, qui n’obéissent qu’à la Volonté Divine, et leur mission d’être des émissaires de Dieu et de n’accomplir que Ses ordres, nous la voyons dans d’abondants exemples dans la Bible. (cf. Lc 1,26-37 – Mt 1,18-24 – Mt 2,13-15).
Le concept chrétien de ce que sont les Anges de Dieu et leurs fonctions est très différent de ce que l’on tente de favoriser avec les cours de communication avec des « anges », qui est la manifestation d’un mouvement « angéologique » mondial clairement encadré dans le Nouvel Âge.
Selon ce mouvement, les « anges » sont des « sphères de lumière », de l’« énergie pure », disposés à prendre contact avec nous à travers des techniques spéciales, telles que des méditations païennes, la répétition de « mantras » (donnés par lesdits « anges »), l’ouverture de « chakras », entre autres, pour pouvoir entrer dans le « taux de vibration angélique », etc., etc.
Nous, chrétiens, savons que Satan et ses démons continuent d’être des « anges » : des anges déchus, supérieurs en intelligence et en pouvoirs à nous, êtres humains, avec une capacité de tromperie digne de leur ruse avec laquelle ils cherchent à tromper sans relâche (cf. Jn 8,44), se déguisant en « ange de lumière » (2 Co 11,14).
Satanisme : Culte et consécrations à Satan lui-même. Le but est généralement d’obtenir pouvoir et richesses, que Satan promet pour ensuite enfoncer peu à peu le consacré.
Guruisme et Spiritualisme Oriental : En 1966 les Gourous hindous convinrent d’exporter le Paganisme Oriental vers l’occident et tracèrent la stratégie pour y parvenir.
Le Maharishi Mahesh Yogi (Méditation Transcendantale), par exemple, transforma à partir de cette époque son mouvement appelé de « Régénération Spirituelle » en celui de la « Science de l’Intelligence Créative », et ainsi il a vendu la « Méditation Transcendantale » en Occident comme si elle était non religieuse, mais scientifique. Néanmoins, le rituel d’initiation est ouvertement païen-idolâtrique, car on rend un culte à une divinité hindoue et le « mantra » que l’on donne à l’élève est le nom de l’une de ces divinités.
Illuminisme et faux mysticisme : Usage de techniques occultes pour parvenir à l’auto-divinisation.
Théories et techniques psychologiques comme celles de C.G. JUNG et d’autres qui promeuvent le développement illimité des potentialités de l’être humain.
Techniques psychologiques d’origine occulte : Un exposant important de cette manifestation du Nouvel Âge est l’Ennéagramme, avec lequel on prétend synthétiser et analyser 9 types de personnalités, à travers des symboles provenant de l’occultisme.
Scientologie-Dianétique : Adaptation de techniques occultistes provenant du Paganisme Oriental à l’occident, spécialement promues au moyen de cours dans le milieu des affaires et dans celui de la Pastorale Catholique. Elles incluent l’« Erhard Seminar Training », « Lifespring », « Centre d’Apprentissage Kino »
La Dianétique arrive dans de nombreux pays sous ce même nom et prétend s’établir comme une religion parmi les hommes d’affaires. Elle utilise des croisières en bateau pour promouvoir ses objectifs.
Féminisme extrémiste : le Nouvel Âge est « une fusion de trois tendances importantes : écologie, spiritualité et féminisme ». Ce dernier aspect est préféré dans le Nouvel Âge par opposition au masculin. Ainsi, par exemple, Ferguson dit que : « Partout où la Conspiration du Verseau est en marche, avec sa lutte en faveur de la santé holistique, de la science créative et de la psychologie transpersonnelle, les effectifs féminins sont bien supérieurs à ceux que l’on trouve dans l’establishment ». « Le pouvoir des femmes est un baril de poudre de notre époque. Dans le Nouvel Âge on peut trouver une série de groupes féministes, depuis les plus pondérés jusqu’aux plus extrémistes.
Auteur : Javier Farias
Source : Monografias.com
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