Les sacrements sont des rites, des cérémonies sacrées (comprenant la parole et l’action) institués par Jésus-Christ, qui donnent la vie surnaturelle à l’âme.
Que sont les sacrements ?
95.- Le péché originel est le péché que commirent nos premiers parents, et dont nous héritons tous à la naissance, excepté la Très Sainte Vierge.
95.1. La Très Sainte Vierge est la seule à avoir été conçue sans péché originel. C’est ce que nous voulons dire lorsque nous l’invoquons sous le titre d’Immaculée Conception. Dieu lui accorda ce privilège en considération du fait qu’elle allait être la Mère de Jésus-Christ.
96.- Le péché originel est lavé par le sacrement du Baptême.
96.1. Le sacrement du Baptême, en nous lavant du péché originel, infuse dans notre âme la grâce sanctifiante et fait de nous des membres de l’Église, des enfants de Dieu et des héritiers du ciel.
Dans le monde, il y a beaucoup de païens non baptisés. C’est pourquoi les missionnaires, laissant famille, patrie et tout le reste, s’en vont vers de lointaines contrées pour les instruire, les baptiser et en faire des enfants de Dieu.
Jésus dit aux Apôtres : « Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre. »
Nous pouvons et devons aider l’œuvre des missionnaires par nos prières, nos sacrifices et nos aumônes. Nous y sommes obligés, mais selon les possibilités de chacun.
Les Œuvres Pontificales Missionnaires entretiennent dans le Tiers-Monde :
Sept cent soixante-quatorze léproseries.
Cinq mille Hôpitaux.
Sept mille Orphelinats.
Huit mille Dispensaires.
Neuf mille Hospices.
Et elles éduquent dans le Tiers-Monde un million d’étudiants universitaires, six millions d’élèves de l’Enseignement Secondaire et quinze millions dans l’Enseignement Primaire.
Pour entretenir tout cela, il faut beaucoup d’argent, et beaucoup de missionnaires et de missionnaires. L’Espagne est le pays du monde qui compte le plus de missionnaires : 25 000.
Parfois on entend dire : « Cessez d’aller aux missions. Établissons d’abord solidement l’Église ici. » C’est ne pas comprendre la catholicité de l’Église. L’Église est catholique, c’est-à-dire universelle. Elle doit s’établir dans l’humanité tout entière. Elle ne peut se limiter à un peuple ou à une race. Sa charité universelle s’étend à tous sans distinction. Aussi bien aux peuples en décadence qu’à ceux qui ont un brillant avenir.
Là où il y a une âme, là est l’Église. Les missions sont une actualisation de la catholicité de l’Église.
Le Pape Jean-Paul II a dit : « En affirmant que l’Église est catholique, nous voulons dire qu’elle est évangélisatrice, missionnaire et apostolique ; si elle n’avait pas ces caractéristiques, elle ne serait pas la véritable Église de Jésus-Christ. »
96.2. Les sacrements sont des rites, des cérémonies sacrées (comprenant la parole et l’action), institués par Jésus-Christ, qui, s’ils sont reçus avec de bonnes dispositions, donnent la vie surnaturelle à l’âme, c’est-à-dire nous donnent la grâce sanctifiante, ou l’augmentent en nous lorsque nous sommes déjà en état de grâce. Ils sont au nombre de sept : le Baptême, la Confirmation, la Pénitence (Confession), l’Eucharistie, l’Onction des malades, l’Ordre sacerdotal et le Mariage. Le Concile de Trente a défini que les sept sacrements ont été institués par Jésus-Christ (931).
L’Évangile nous parle de l’institution de cinq sacrements :
le Baptême, l’Eucharistie, la Pénitence, l’Ordre sacerdotal et le Mariage.
De la Confirmation et de l’Onction des malades, l’Évangile ne parle pas, mais le Nouveau Testament nous dit qu’elles existaient au temps des Apôtres ; par conséquent, elles ont dû être instituées par Jésus-Christ comme les précédentes. De la Confirmation, il nous est parlé dans les Actes des Apôtres. Et de l’Extrême-Onction dans l’Épître de saint Jacques. Il est aussi question de l’institution du sacerdoce dans les Actes des Apôtres, et du mariage chez saint Paul.
Il y a trois sacrements qui impriment un caractère. Caractère signifie en grec sceau ineffaçable. Ces sacrements impriment un sceau indélébile. C’est-à-dire qu’ils apposent sur l’âme un sceau spirituel qui ne s’efface jamais. C’est pourquoi ils ne peuvent être reçus qu’une seule fois. Ils ne peuvent être répétés. Ce sont : le Baptême, la Confirmation et l’Ordre sacerdotal. C’est de foi que le Baptême, la Confirmation et l’Ordre sacerdotal impriment un caractère.
Les sacrements sont fondamentalement des actions du Christ : lorsque Pierre baptise, c’est le Christ qui baptise. La grâce sacramentelle ne dépend pas de la sainteté du ministre, mais du Christ qui agit par son intermédiaire.
En célébrant un sacrement, le ministre doit avoir l’intention d’accomplir l’action sacramentelle que le Christ a confiée à son Église. Néanmoins, le pouvoir sanctificateur des sacrements ne dépend ni de la foi, ni de la sainteté des ministres, car lorsque quelqu’un baptise ou pardonne, c’est le Christ lui-même qui baptise ou pardonne.
Il appartient à l’Église de déterminer les conditions de validité et de licéité de chaque sacrement, car c’est à elle que le Christ a confié cette mission. Chaque sacrement ajoute une grâce spécifique à la grâce ordinaire.
Ce n’est pas une différence d’être, mais morale : selon les fins de chaque sacrement.
97.- Il est obligatoire de recevoir le Baptême, la Confession et la Communion ; mais, en outre, doivent recevoir le Mariage ceux qui veulent se marier, et tous l’Onction des malades à l’heure de la mort.
97.1. La Confirmation n’est pas absolument obligatoire pour être sauvé, mais tous ceux qui ne l’ont pas encore reçue doivent la recevoir, si l’occasion opportune se présente à eux, car elle aide à obtenir plus facilement le salut éternel.
Le sacrement de l’Ordre n’est que pour ceux qui veulent se faire prêtres.
Le Mariage et l’Ordre sacerdotal sont des sacrements d’état. Ce qui signifie que ces deux sacrements ne se reçoivent pas tant en vue du salut individuel, que pour occuper un état déterminé au sein de l’Église, afin, en son sein, de servir la communauté. De sorte que ces sacrements, l’individu les reçoit moins pour lui-même que pour les autres : les époux devraient toujours partir du principe que chacun obtient les grâces nécessaires plutôt pour l’autre conjoint que pour lui-même.
Auteur : P. Jorge Loring
Source : Encuentra.com
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(608) – Évangile selon saint Matthieu, 19, 17
(609) – Psaume 18
(610) – Lettre de l’apôtre Jacques, 2, 10
(611) – Prophète Isaïe, 51, 4
(612) – ALFONSO LÓPEZ QUINTÁS: El amor humano, I, 4. EDIBESA Madrid