Il y a quelque temps, sur un forum protestant (Iglesia.net), j’ai trouvé cet intéressant dialogue dans lequel le protestant anticatholique Daniel Sapia accusait les catholiques d’idolâtrie (plus précisément de « mariolâtrie »). Je vous partage quelques fragments de ce dialogue qu’il eut avec un ami catholique (pseudo Palermo).

Photo « scandaleuse »

Daniel Sapia présenta la photo suivante comme une « preuve scandaleuse » de la « mariolâtrie » catholique, et ajouta :

« …Malheureusement, pure mariolâtrie… »

Et voici que commence le dialogue :

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Palermo :

…Qu’y a-t-il de mal à appeler à célébrer la Mère de Dieu ? Élisabeth a-t-elle péché en se jugeant indigne que la Mère du Seigneur vienne la visiter et en éprouvant de la joie en la voyant ? [2] Les Galates ont-ils péché en traitant saint Paul comme s’il était Jésus lui-même ? [3] Les gens péchaient-ils lorsqu’ils cherchaient à ce que l’ombre de Pierre couvre l’un de leurs malades à son passage ? [4] Ces personnes mettaient-elles le Seigneur de côté en faisant cela ?

[Note du compilateur : on voit la même chose lorsque des personnes étaient guéries par Dieu en touchant les linges de Paul [5]]

Encore une fois : qu’y a-t-il de contestable, dans quelque domaine que ce soit, à célébrer Marie ?

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Daniel Sapia :

Sans aucun doute, la mariologie contemporaine est loin de pouvoir être comparée aux exemples que vous citez. Élisabeth aurait-elle rendu un culte spirituel à Marie ?

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Palermo :

Je ne vois toujours rien de contestable.

Ce qui est clair, c’est que

a) En entendant la voix de Marie, Jean tressaillit dans le sein d’Élisabeth.

b) En entendant Marie, Élisabeth fut aussi remplie de l’Esprit Saint.

c) Elle lui adressa les mêmes paroles qu’à Jésus : « Tu es bénie… et béni est le fruit de ton sein », et à elle en premier. Ces deux choses scandaliseraient sûrement plus d’un protestant aujourd’hui.

d) Elle considère comme une faveur imméritée que Marie vienne la voir.

e) Elle appelle Marie « mère du Seigneur ».

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Daniel Sapia :

Les Galates auraient-ils allumé des cierges à Paul et auraient-ils fait des pèlerinages à genoux jusqu’à un sanctuaire érigé en son honneur ?

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Palermo :

Les Galates reçurent saint Paul comme s’il était Jésus lui-même. Il est aussi mentionné que ceux qui l’avaient reçu auraient été prêts jusqu’à s’arracher les yeux pour les lui donner [1]. Je suis sûr que cela aussi aurait scandalisé plus d’un protestant actuel. Pas un catholique, bien sûr.

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Daniel Sapia :

Les gens bénis par le passage de l’ombre de Pierre lui récitaient-ils des chapelets ?

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Palermo :

Non, mais ils amenaient leurs malades là où il passait, afin qu’au moins son ombre les couvre. J’aimerais beaucoup savoir quelle aurait été votre réaction, Sapia, en voyant les gens entassés, criant vers saint Pierre, courant, se disputant pour que leurs malades respectifs se trouvent sous l’ombre de l’Apôtre. Ces gens oubliaient-ils le Seigneur ?

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Daniel Sapia :

Ce n’est pas moi qui déterminerai qui met qui de côté dans son cœur (je ne le pourrais pas !). Mais il suffit de voir vers où ils orientent principalement leurs yeux spirituels (d’après ce qu’ils disent et ce qu’ils font) pour se rendre compte où est leur trésor.

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Palermo :

Vous dites que vous ne le ferez pas, et vous finissez par le faire.

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Daniel Sapia :

Il faudrait définir la PORTÉE que possèdent ces trois petits mots : « célébrer Marie ». Cela ne reste pas un simple « célébrer » d’allure innocente. Je la reconnais choisie par Dieu pour être la mère de Son Fils, je la reconnais bienheureuse, craignant Dieu et docile à Sa volonté. Et je célèbre cela dans mon cœur (et je rends grâce à Dieu pour sa vie). C’est pourquoi s’en tenir seulement à cela (« célébrer Marie ») revient à se tromper sur l’angle du problème. J’ai observé la phrase complète, avec tout ce qu’elle énonce et signifie, spécialement dans les temps mariolâtres que nous vivons…

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Palermo :

Jusqu’à présent, je ne vois rien de contestable ni dans la phrase complète ni d’aucune autre manière.

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Daniel Sapia :

Merci.

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Palermo :

De rien, mais je suis resté intrigué : quelle aurait été votre réaction, Sapia, en voyant les gens entassés, criant vers saint Pierre, courant, se disputant pour que leurs malades respectifs se trouvent sous l’ombre de l’Apôtre ? De toute façon, je devine la réponse.

En conclusion, je dis que je n’ai trouvé dans vos arguments aucune justification qui soutienne votre critique de l’écriteau placé sur la façade de la paroisse de la ville de Federación.

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Daniel Sapia :

Voilà votre problème, cher Palermo. Votre sac à dos de préjugés vous fait inévitablement avancer par suppositions. Libérez-vous-en, et peut-être pourrez-vous être édifié par des opinions différentes de la vôtre. [6]

Ce n’est pas moi, mais l’Écriture, qui vous répond :

« Le lendemain, ils entrèrent à Césarée. Corneille les attendait et avait réuni ses parents et ses amis intimes. Lorsque Pierre entra, Corneille alla à sa rencontre et, tombant à ses pieds, l’adora. Mais Pierre le releva en disant : Relève-toi, moi aussi je suis un homme. » (Actes 10,24-26)

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Palermo :

Très bien, mais cela ne constitue pas une réponse à ma question. Vous ne faites que dévier vers l’épisode où Corneille voulut L’ADORER, comme l’affirme clairement l’Écriture elle-même. Nous savons déjà qu’on ne peut pas ADORER une créature, même une figure aussi immense que le glorieux apôtre saint Pierre. La question est : qu’aurait fait Sapia ? Se serait-il entassé parmi les gens, aurait-il crié vers saint Pierre, se serait-il traîné par terre pour qu’au moins une partie de son corps soit couverte par l’ombre de Pierre ? Ou bien, en protestant qu’il est, aurait-il pensé : « quelle idolâtrie ! » et se serait-il éloigné ? Il n’est pas nécessaire de répondre.

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Daniel Sapia :

Vous esquivez, cher Palermo. Vous esquivez. Je n’ai rien détourné ; j’ai présenté un exemple biblique RÉEL de ce que Pierre aurait fait. L’Écriture nous précise, à NOUS, que l’intention de Corneille était de l’adorer. Mais pourquoi Pierre l’a-t-il fait se relever, s’il ne s’était que prosterné devant lui ? [7] Corneille avait-il donc une pancarte disant « JE SUIS EN TRAIN D’ADORER » ? N’est-ce pas vous qui défendez que ce qui compte est l’intention du cœur et non pas seulement l’acte extérieur de se prosterner ou de génuflecter ? Pourquoi Pierre l’a-t-il fait se mettre debout s’il ne savait pas s’il adorait ou s’il « vénérait simplement » ?

Je crois que celui qui détourne le sujet, c’est vous, qui prétendez comparer le culte rendu AUJOURD’HUI à la « Reine du Ciel » avec la circonstance biblique où Dieu accomplissait des miracles par l’ombre de Pierre. Je vous ai demandé si les gens récitaient des chapelets à Pierre… et vous avez répondu (évidemment) que « NON », puis vous êtes parti dans tout ce discours.

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Palermo :

Saint Pierre fit se relever Corneille parce qu’il comprit qu’il était en train de l’adorer. Justement, comme vous le dites, la Bible prend soin de nous préciser qu’il adorait et ne faisait pas seulement une inclination devant lui (car dans ce cas l’attitude de Corneille n’aurait eu rien de mauvais). Dès le premier moment, cet événement fut donc compris comme un acte d’adoration.

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Daniel Sapia :

Et comment l’a-t-il compris, alors ? Aurait-il lu dans son esprit ? J’insiste là-dessus : ne dit-on pas aujourd’hui que l’intention compte, et non l’acte extérieur ? Comment un pape ou un monseigneur sait-il quand quelqu’un se prosterne devant lui en signe d’adoration ou de « simple vénération » ? Eh bien, il ne le sait pas. Et Pierre ne le sut pas non plus. Il n’aurait jamais permis que la gloire lui soit donnée (à Pierre). Croyez-vous le contraire ? Si vous répondez oui, alors nous lisons des Bibles différentes…

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Palermo :

Il est évident qu’il l’a compris, puisque c’est pour cela qu’il l’a fait se relever, et parce que la Bible précise qu’il l’a fait POUR ADORER. Comme cela arrive avec l’ange de l’Apocalypse. Autrement, il suffirait de dire seulement que Corneille se prosterna et que Pierre lui demanda de se relever ; mais non : Corneille ADORA, et ce fut l’erreur. Le simple fait de se prosterner n’implique pas l’adoration ; ce passage, que je ne comprends toujours pas pourquoi les protestants utilisent tant, appuie l’idée catholique à ce sujet.

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Auteur : José Miguel Arráiz

Notes

  1. Daniel Sapia, programmeur informatique argentin au fort anticatholicisme. Il fut l’un des fondamentalistes qui accusèrent Jean-Paul II d’être la main-d’œuvre de l’Antichrist et de s’asseoir sur un fauteuil satanique dans des pages web sur Internet. Jorge Pedernera réfuta ses arguments dans l’article « Le pape Jean-Paul II et son fauteuil… satanique ? ». Malgré cela, il ne se rétracta jamais.
  2. « Or, dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit dans son sein, et Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint ; elle s’écria d’une voix forte : “Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton sein ! D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car lorsque ta salutation est arrivée à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein.” » Luc 1,41-44
  3. Vous savez que ce fut à l’occasion d’une maladie corporelle que je vous ai annoncé l’Évangile pour la première fois ; et, malgré l’épreuve que mon corps représentait pour vous, vous ne m’avez ni méprisé ni repoussé, mais vous m’avez accueilli comme un ange de Dieu, comme le Christ Jésus. Où sont donc les félicitations que vous vous adressiez ? Car je puis attester que, si cela avait été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. Galates 4,13-15
  4. De plus en plus, des croyants s’ajoutaient au Seigneur, une multitude d’hommes et de femmes… au point qu’on portait les malades dans les rues et qu’on les déposait sur des lits et des grabats, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît l’un d’eux. La multitude accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, amenant des malades et des personnes tourmentées par des esprits impurs ; et tous étaient guéris. Actes 5,14-16
  5. « Dieu faisait par les mains de Paul des miracles extraordinaires, si bien qu’il suffisait d’appliquer aux malades des linges ou des tabliers qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient et les esprits mauvais sortaient. » Actes 19,11-12
  6. Une fois les arguments du fondamentaliste réfutés et désarmés, il choisit de discréditer la personne. Dans ce cas, il l’accuse d’avoir un sac à dos rempli de préjugés et le rabaisse en se plaçant lui-même dans la position de celui qui est libéré (sophisme ad hominem).
  7. Comme à son habitude, Sapia cherche à tirer profit d’un texte hors contexte, en ignorant d’autres passages où un événement semblable se produit et où, dans ces cas, il n’y a aucune censure parce que l’intention n’était pas d’adorer. Cependant, Sapia ne cite qu’Actes 10,24-26. Pense-t-il que les textes cités ci-dessous ne sont pas des exemples bibliques RÉELS ? Sapia ignore-t-il ces textes ou les omet-il délibérément ? (C’est un exemple utile de la manière dont un fondamentaliste choisit souvent de façon sélective les textes bibliques qu’il croit favorables à sa position).
    Lui (Jacob)… se prosterna sept fois jusqu’à terre avant de rejoindre son frère. Genèse 33,3
    Les servantes de Jacob s’approchèrent avec leurs enfants et firent une profonde révérence (devant Ésaü). Genèse 33,6
    Léa s’approcha avec ses enfants et ils se prosternèrent ; enfin Joseph et Rachel se prosternèrent (devant Ésaü). Genèse 33,7
    Joseph… se prosterna devant son père jusqu’à terre, le visage contre le sol. Genèse 48,12
    Toi, Juda, tes frères se prosterneront devant toi. Genèse 49,8
    Moïse sortit à la rencontre de son beau-père, se prosterna et l’embrassa. Exode 18,7
    Josué se prosterna le visage contre terre devant l’ange. Josué 5,14
    Ils s’inclinèrent pour se prosterner devant le Seigneur et devant le roi. 1 Chroniques 29,20
    Ornân sortit de l’aire pour se prosterner devant lui (David), le visage contre terre. 1 Chroniques 21,21
    Betsabée entra dans la chambre du roi (David)… Elle s’agenouilla devant lui, s’inclinant jusqu’à terre. 1 Rois 1,16
    Nathan se présenta devant lui (David), s’inclinant profondément. 1 Rois 1,23
    Betsabée s’agenouilla, s’inclinant profondément jusqu’à terre, et s’écria : « Que vive à jamais mon seigneur, le roi David ! » 1 Rois 1,31
    Adonias, fils de Hagguith, alla trouver Betsabée, mère de Salomon, et se prosterna devant elle. 1 Rois 2,13
    Le roi (Salomon) se leva pour l’accueillir et se prosterna devant elle (sa mère Betsabée). 1 Rois 2,19
    Abdias le reconnut et tomba le visage contre terre (devant Élie). 1 Rois 18,7
    Ce chef, en arrivant, tomba à genoux devant Élie. 2 Rois 1,13
    De l’autre côté, les fils des prophètes de Jéricho le virent. Ils allèrent à sa rencontre et se prosternèrent devant lui (Élisée). 2 Rois 2,15
    Elle arriva jusqu’à l’homme de Dieu (Élisée) et saisit ses pieds. 2 Rois 4,27
    Et lorsqu’elle arriva, Élisée lui dit : « Prends ton fils. » Elle se prosterna à ses pieds puis sortit en emportant son fils. 2 Rois 4,37
    Saül se retourna et vit que David s’était incliné jusqu’à toucher la poussière de son visage. 1 Samuel 24,9
    Quand Abigaïl aperçut David, elle descendit de son âne, s’inclina devant lui et se prosterna à terre. Se jetant à ses pieds… 1 Samuel 25,23-24
    Elle (Abigaïl), prosternée à terre, dit : « Je ne suis qu’une servante pour laver les pieds de ceux qui servent mon seigneur David. » 1 Samuel 25,41
    Saül comprit que c’était Samuel, et il se prosterna jusqu’à terre, le visage contre le sol. 1 Samuel 28,14
    Le troisième jour, un homme arriva du camp de Saül. En arrivant auprès de David, il s’inclina en se jetant à terre. 2 Samuel 1,2
    Arrivé auprès de David, Miphibosheth, fils de Jonathan et petit-fils de Saül, s’inclina jusqu’à toucher la terre de son visage. 2 Samuel 9,6
    La femme alla voir le roi, s’inclina jusqu’à terre et dit : « Aide-moi, ô roi. » 2 Samuel 14,4
    Joab se mit à genoux, le visage contre terre, et bénit le roi (David). 2 Samuel 14,22
    Et Siba, s’agenouillant, lui dit : « Comment te remercier, ô roi (David), mon seigneur ! » 2 Samuel 16,4
    S’agenouillant devant le roi (David), Ahimaats dit : « Ô roi, bénissons le Seigneur ton Dieu. » 2 Samuel 18,28
    Quand Arauna vit passer le roi (David)… il sortit et se prosterna à terre. 2 Samuel 24,19
    En entendant cela, le roi Nabuchodonosor s’agenouilla devant Daniel et ordonna qu’on lui offrît un présent. Daniel 2,46
    Alors ils tremblèrent (Tobie et Tobit), et tous deux tombèrent le visage contre terre (devant l’ange Raphaël). Tobie 12,15
    En entendant cela, Ruth s’inclina profondément jusqu’à terre et lui dit (à Booz)… Ruth 2,10
    Achior, une fois revenu à lui, s’agenouilla aux pieds de Judith et dit : « Tu es bénie dans tout Juda… » Judith 14,7
    Le serviteur se jeta donc aux pieds du roi, le suppliant. Matthieu 18,26
    Son compagnon se jeta à ses pieds et le priait. Matthieu 18,29
    Le geôlier… après avoir bien enfermé les autres prisonniers, se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et Silas. Actes 16,29