Question :
L’Église romaine a-t-elle des arguments valables pour justifier l’usage du symbole [de la croix inversée] ?
Réponse :
Non seulement l’« Église romaine », mais plusieurs Églises non romaines
| NB : cet article a été publié initialement en janvier 2003 sur le site Apologetica.org. Étant donné le développement qu’il a connu grâce à des recherches ultérieures, j’ai décidé de réorganiser tout le matériel de la manière suivante :
1 : Le présent article avec I. une brève présentation du sujet ; II. témoignages littéraires des six premiers siècles du christianisme sur la tradition de la mort de Pierre la tête en bas, et autres témoignages notables postérieurs ; III. représentations artistiques de cette tradition tout au long de mille ans d’histoire ; IV. exemples de l’usage pétrinien -et non satanique- du symbole de la croix inversée se référant à la mort de l’Apôtre, dans des églises catholiques et dans des églises appartenant à diverses dénominations chrétiennes non catholiques ; V. exemples de l’usage pétrinien -et non satanique– du symbole dans des milieux profanes et sa reconnaissance dans des ouvrages de référence ; VI. quelques conclusions qui découlent de ce qui est exposé dans cet article. 2. Un appendice contenant de nombreux témoignages de divers types (ici) sur la crucifixion de Pierre la tête en bas, tant en contexte catholique que dans d’autres dénominations chrétiennes non catholiques et dans des milieux profanes. 3. Un article commentant la présentation que fait du sujet M. Daniel Sapia sur son site web, ainsi que sa réponse à mon article et l’évolution de sa présentation depuis janvier 2003 (ici). C’est avec plaisir que je répondrai aux éventuelles questions du lecteur, et je serai reconnaissant de tout commentaire ou apport. Je tiens aussi à remercier les nombreuses personnes qui m’ont aidé dans la recherche et l’élaboration de cet article, ainsi que l’équipe d’Apologetica.org qui, avec une patience toute chinoise a travaillé à la conception, à la rédaction et à la correction des recherches. J’atteste que tous les liens que je présente ici et dans l’appendice ont été vérifiés et étaient actifs à la date indiquée. L’auteur (juin 2003) |
| I. Brève présentation du sujet.
Le pape Jean-Paul II, lors de sa visite en Terre Sainte pendant l’année jubilaire 2000, célébra une Messe en Galilée, à l’endroit où la tradition situe le Mont des Béatitudes. Le siège qu’occupait le Pape à cette occasion portait un simple motif de croix inversée, comme on peut le voir sur la photographie de ce paragraphe. Ce motif, comme l’explique l’artiste qui l’a réalisé, représente la mort de Pierre la tête en bas, une donnée conservée dans la Tradition de l’Église depuis une époque très ancienne. Cette célébration, en plus d’avoir été présidée par celui qui occupe aujourd’hui la place de Pierre – selon la doctrine catholique – fut célébrée à quelques kilomètres de Bethsaïde, village natal de l’apôtre Pierre, et de Capharnaüm, où l’Apôtre résidait habituellement. Plus tard, le motif de la croix inversée sur ce siège liturgique fut interprété par certaines personnes de claire inspiration anticatholique non comme un signe pétrinien, mais comme un signe satanique, étant donné que la croix inversée est un élément fréquemment associé au culte satanique. Dans le présent article, mon intention est d’offrir au lecteur quelques éléments de jugement qui lui permettent d’apprécier le signe dans son contexte naturel, c’est-à-dire l’antique tradition sur la mort de l’Apôtre, l’histoire de l’art liée à cet événement, l’usage du symbole dans les lieux de culte, les informations que nous fournissent des sources impartiales, etc. Les sites Internet qui présentent la version « satanique » du siège papal n’offrent aucun de ces éléments et présentent les photographies de cette célébration dans un contexte totalement satanique : croix inversées dans des rituels sataniques, musique de suspense, messages suggérant le commencement de la fin, etc. ; comme si la croix de cette célébration en Terre Sainte n’avait pas été exposée lors d’une Messe, mais dans un sabbat. Si le lecteur dispose de temps et d’une bonne connexion Internet, qu’il regarde les photographies dans leur taille réelle : la beauté de beaucoup de ces œuvres en vaut bien la peine.
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Statistiques de cet article (Inclut les données de l’appendice)Ø Témoignages littéraires de la crucifixion à Rome (sans préciser la position inversée) des IIe-VIe siècles : 9Ø Témoignages littéraires de la crucifixion la tête en bas à Rome, des IIe-VIe siècles : 7Ø Témoignages littéraires importants de la crucifixion à Rome (sans préciser la position inversée) des VIIe-XXe siècles : 10Ø Autres témoignages littéraires importants de la crucifixion la tête en bas des VIIe-XXe siècles (catholiques et non catholiques) : 22 Ø Témoignages artistiques de la crucifixion la tête en bas des VIIIe-XXe siècles : 128 Ø Témoignages dans des églises catholiques de la croix inversée, sans Pierre, comme symbole de l’Apôtre : 17+ |
| Ø Témoignages dans des églises non catholiques de la croix inversée, sans Pierre, comme symbole de l’Apôtre : 47+, et en détail :
Orthodoxe : 3 |
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| Ø Églises catholiques ou luthériennes en Allemagne avec la croix inversée sur la tour :20
Ø Ouvrages de référence (dictionnaires, encyclopédies, etc.) qui définissent la croix inversée comme « Croix de Pierre » : 28 Ø Divers 7 TOTAL des témoignages littéraires et artistiques sur la tradition de la crucifixion de Pierre la tête en bas : 175+ TOTAL des témoignages de l’usage du symbole (croix inversée) se référant à Pierre dans des églises chrétiennes, des ouvrages de référence et d’autres milieux : 117+ |
- Témoignages littéraires des six premiers siècles du christianisme sur la tradition de la mort de Pierre la tête en bas, et autres témoignages notables postérieurs.
| Œuvre littéraire | Date de composition | Description |
| Actes de Pierre et Paul | IIe-IIIe siècle | Cet écrit apocryphe appartient à des milieux catholiques ; dans beaucoup d’églises de l’Antiquité, on le lisait pendant les célébrations, mais il ne fit jamais partie des livres canoniques. La datation n’est pas exacte, les spécialistes proposant différentes dates. On connaît avec certitude des citations de ce livre faites en l’an 235. On y lit ce qui suit :
« Et Pierre, s’étant approché de la croix, dit : “Puisque mon Seigneur Jésus, qui est descendu du ciel sur la terre, a été élevé sur une croix debout, et qu’il a voulu m’appeler aux cieux, moi qui suis terrestre, ma croix doit être plantée la tête en bas, les pieds vers le haut, car je ne suis pas digne d’être crucifié comme mon Seigneur”. De sorte qu’ils retournèrent la croix et le clouèrent les pieds vers le haut. » |
| Actes de Pierre, version de Verceil XXXVII | fin du IIe siècle | Cette œuvre, à la différence de la précédente, provient de milieux gnostiques, ou du moins fortement influencés par le gnosticisme, la première grande hérésie de l’histoire de l’Église. Cette donnée est intéressante en ce qu’elle montre qu’eux aussi reconnaissaient comme valable cette version de la mort de Pierre. On y lit :
« [Pierre disait, s’adressant aux bourreaux :] “Et à vous, je vous le demande, crucifiez-moi ainsi, la tête en bas et non autrement.” » |
| Tertullien, De praescriptione haereticorum XXXVI/1 | vers l’an 200 | « Qu’elle est bienheureuse, cette église [de Rome], dans laquelle les Apôtres ont répandu toute leur doctrine avec leur sang, où Pierre a enduré une passion semblable à celle du Seigneur, où Paul a subi une mort comme celle de Jean [le Baptiste], où l’apôtre Jean, après avoir été plongé dans l’huile bouillante sans subir aucun dommage, fut exilé dans une île. » |
| Tertullien, Scorpiace XV/3 | an 211 ou 212 | « À Rome, Néron fut le premier à baigner de sang la foi naissante. Pierre fut ceint par un autre [référence à Jn 21, 18] lorsqu’il fut attaché à la croix. » |
| Origène, Commentaire sur le livre de la Genèse III, cité par Eusèbe de Césarée. | avant 232 | Ce texte d’Origène ne s’est conservé que dans la citation qu’en fait Eusèbe de Césarée, le plus grand historien de l’antiquité chrétienne, dans son Histoire ecclésiastique, III/1 (ce chapitre de son œuvre fut écrit en l’an 312). Eusèbe y affirme qu’il tire cette donnée du troisième volume du Commentaire sur le livre de la Genèse d’Origène, œuvre écrite avant 232. Le texte d’Origène cité par Eusèbe dit :
« Finalement [Pierre], étant venu à Rome, fut crucifié la tête en bas ; car il avait lui-même demandé à souffrir de cette manière. » |
| Saint Pierre d’Alexandrie, La Pénitence ou Lettre canonique, canon 9 | vers l’an 306 | « Pierre, le premier élu d’entre les Apôtres, ayant été arrêté et emprisonné bien des fois, et traité avec grande ignominie, finalement fut crucifié à Rome. » |
| Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II/25, | an 312 | « Il est rapporté que Paul fut décapité à Rome même, et également que Pierre fut crucifié sous le règne de Néron. Ce récit concernant Pierre et Paul est confirmé par le fait que leurs noms se conservent dans les cimetières de ce lieu jusqu’à ce jour. » |
| Lactance, La mort des persécuteurs | entre les années 316-320 | « Étant lui [Néron] un tyran méprisable et pervers, il s’empressa d’accomplir l’œuvre de destruction du temple céleste [l’Église] et d’anéantir la justice. Il fut le premier à persécuter les serviteurs de Dieu. Pierre, il le cloua sur une croix ; Paul, il le décapita. » |
| Saint Jérôme, Vies des hommes illustres, I | an 395 | « [Des mains de Néron, Pierre] reçut la couronne du martyre, étant cloué à la croix, la tête vers le sol et les pieds vers le haut, affirmant qu’il n’était pas digne d’être crucifié de la même manière que l’avait été son Seigneur. » |
| Saint Jean Chrysostome, Sermon d’après Métaphraste, Collection MIGNE grecque 59, 494. | fin du IVe siècle | Celui qui fut peut-être le plus célèbre prédicateur de l’antiquité dit, dans une très belle homélie :
« Réjouis-toi, Pierre, à qui il fut donné de goûter le bois de la croix du Christ. Et à l’image du Maître, tu as voulu être crucifié, mais non pas droit comme le Christ Seigneur, sinon la tête tournée vers la terre, comme pour te montrer en chemin de la terre vers le ciel. » |
| Saint Ambroise de Milan, Hymne « Apostolorum passio » | IVe ou Ve siècle | Saint Ambroise (340-397) est considéré comme l’un des pères de l’hymnographie chrétienne. Certains des hymnes qui lui sont attribués sont certainement de lui, d’autres laissent place au doute. Parmi ces derniers se trouve l’hymne « Apostolorum passio », qui, s’il n’est pas de saint Ambroise, n’est pas postérieur au Ve siècle. L’hymne dit, dans sa quatrième strophe :
Verso crucis vestigio Sa traduction : « Simon [Pierre], rendant gloire à Dieu, suspendu à l’étendard d’une croix inversée, monte [au ciel] sans oublier l’oracle qu’il avait reçu [de Jésus, en Jean 21, 18] » Mais plus important que l’auteur de l’hymne ou sa date exacte est le fait qu’à partir du Ve siècle, cet hymne se chante dans toutes les abbayes, tous les monastères et toutes les églises d’Occident. Aujourd’hui encore, on peut le voir dans l’hymnaire latin qu’utilisent les prêtres et les religieux (par exemple, l’Hymnaire latin de la Liturgie des Heures édité par la Conférence épiscopale argentine, 1996, p. 68, d’où je tire le texte). Enfin, il est digne de remarque que le vers parle déjà du symbole (« l’étendard d’une croix inversée »), qui serait plus tard exprimé plastiquement. |
| Sulpicius Severus, Chronicorum libri duo, III,19. |
an 403 environ | Sévère écrivit une histoire qui s’étend de la création du monde jusqu’à l’an 400 de notre ère, en omettant les informations fournies par les écrits du Nouveau Testament. En ce qui concerne notre sujet, on y lit :
« Alors furent condamnés à mort Pierre et Paul. À Paul, on trancha le cou par l’épée ; Pierre, on l’éleva sur une croix » |
| Macarius Magnes, Apocriticus | an 410 environ | L’auteur est un philosophe chrétien qui écrit une apologie de la foi du Christ contre un « philosophe païen » qui lui adresse des objections. Les deux citations présentées ici font partie de deux objections du païen, qui se demande comment il se peut que Pierre, un homme investi de toute l’autorité qu’il aurait reçue de Jésus, finisse sur une croix ; Macaire ne nie pas ces faits, mais il se contente de les expliquer, en se faisant l’écho de la tradition commune parmi les chrétiens du Ve siècle sur la forme de mort subie par Pierre. L’œuvre dit :
« Cependant, on lit que Pierre fut crucifié après avoir fait paître les brebis à peine quelques mois, bien que Jésus lui eût dit que les portes de l’Enfer ne prévaudraient pas contre lui. » (Livre III, chapitre XXII des objections) « Et Pierre aussi, qui reçut l’autorité de faire paître les brebis, fut cloué à une croix et comme planté en elle. » (Livre IV, chapitre IV des objections) |
| Paulus Orosius, Historiarum adversus paganos libri septem, VII, 7, 10. | an 416 | À la demande de saint Augustin, Orose écrit la première grande œuvre d’histoire universelle du christianisme (on peut la consulter dans la Patrologie latine de Migne XXXI, 663-1174). On y lit :
[Néron] Acharné qu’il était à extirper jusqu’au nom même des chrétiens, des très saints apôtres du Christ Pierre et Paul, il fit clouer l’un en croix et livra l’autre au fil de l’épée. |
| Hymne « Decora lux » | Ve siècle | Dans le riche hymnaire de l’Église latine, pour la fête des saints Pierre et Paul, se trouve ce très ancien hymne, dont la deuxième strophe dit :
Mundi magister, atque caeli Ianitor, Dont la traduction est : Le maître du monde et le gardien de la porte céleste, S’agissant d’un hymne qui s’est frayé un chemin dans la liturgie commune, pratiquement toute la chrétienté l’a chanté pendant des siècles (jusqu’à ce jour, comme nous le verrons plus bas) à l’occasion de la fête des Apôtres, le 29 juin. |
| Passion de Pierre et Paul | VIe siècle | De cette œuvre, je n’ai pas encore pu obtenir le texte, mais je sais, par les références d’ouvrages spécialisés, qu’elle rapporte la tradition de la mort de Pierre crucifié la tête en bas. Si je trouve le texte, je le publierai. |
| Jacques de Voragine, La Légende dorée ou Vie des Saints, vol. IV. | an 1275 | L’auteur fut évêque de Gênes (Italie). Son œuvre réunit les innombrables vies de saints dispersées en ces temps-là. Cette œuvre fut très lue au bas Moyen Âge. Sur la mort de Pierre, il écrit :
« Bien que tous deux [Pierre et Paul] aient souffert la mort le même jour et à la même heure, ils ne la souffrirent cependant pas au même endroit ; c’est pourquoi le poète dit “Ense coronatus Paulus, cruce Petrus, eodem sub duce, luce, loco dux Nero, Roma locus”, c’est-à-dire : “Paul fut couronné par l’épée, tandis qu’à Pierre on donna la croix inversée ; le lieu fut la ville de Rome, sous Néron.” » |
| Guillaume Dufay, Hymne « Aurea luce et decore roseo » | milieu du XVe siècle | Pour la fête des saints apôtres Pierre et Paul, le 29 juin, cet hymne est devenu partie intégrante de la liturgie occidentale dans le Bréviaire romain à partir du XVe siècle. Sa deuxième strophe chante :
Ianitor caeli, doctor orbis pariter, Nous donnons la traduction que, à la date de ce jour, prient tous les prêtres et religieux, du moins en Argentine, dans la Liturgie des Heures correspondant au 29 juin (Ières Vêpres) : Aujourd’hui vous portez la couronne de la gloire, Le texte latin est tiré de l’Hymnaire latin de la Liturgie des Heures édité par la Conférence épiscopale argentine, 1996, p. 68. La traduction, de l’édition argentine de 1997 de la Liturgie des Heures, tome III, p. 1507. |
| an 1554 et an 2000 | La crucifixion de Pierre la tête en bas est reconnue comme tradition valable dans l’œuvre protestante « Le Livre des Martyrs » de John Foxe (1517-1587). On y lit :
Chapitre IX. Pierre Le texte a été tiré de www.ccel.org, en anglais, une page qui n’est plus en ligne Foxe ne justifie pas son « doute » sur la tradition. D’autre part, il semble donner au quo vadis Domine la même valeur qu’à la mort de Pierre à Rome par crucifixion, alors que ces deux « traditions » sont de valeur très différente. De toute façon, ce qui importe, c’est qu’il recueille la tradition sur la mort de Pierre. L’œuvre de Foxe est résumée dans la publication protestante « Christian Book Summaries », vol. I, numéro 18 (année 2000), qui repropose – sans présenter la moindre objection – la forme de mort de l’apôtre par crucifixion la tête en bas. À la fin de cette publication, on affirme : « John Foxe (1517-1587) fut professeur à Oxford, puis ministre à Londres, avant d’être contraint de fuir en Europe quand la reine Marie arriva au pouvoir. Pendant qu’il était en Europe, il écrivit cette œuvre classique, qu’il publia après son retour en Angleterre, lorsque la reine Élisabeth monta sur le trône. » Et ensuite elle dit : « Le Livre des Martyrs de John Foxe fut publié initialement en 1554. […] Il en existe plus d’un million d’exemplaires, en diverses éditions, et on peut l’acquérir dans les librairies ainsi que sur Internet. » Il y a d’autres citations dans la publication où l’on affirme la place centrale qu’eut cette œuvre dans la formation du protestantisme naissant. Cette publication ici (en anglais). (et une copie au cas où le lien tomberait, ici). Je considère ce témoignage comme important : le livre de Foxe a éduqué des générations de protestants, depuis près de cinq siècles déjà, et il existe actuellement un million d’exemplaires imprimés, à ce qu’on affirme. D’autre part, il semble que la publication protestante « Christian Book Summaries » ne considère pas le fait comme une légende sans fondement, mais comme une donnée qui peut être préservée en continuité avec la très ancienne tradition. En conclusion, la tradition sur Pierre mort la tête en bas n’est pas inconnue, pas même dans la tradition protestante. Plus bas, je donne de nombreux exemples pratiques modernes. |
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| Benvenuto Cellini Autobiography | entre les années 1558-1566 | Le célèbre artiste italien Benvenuto Cellini (1500-1571) travailla pour les papes pendant de nombreuses années, ce sur quoi il écrivit une Autobiographie très appréciée pour sa description de la vie dans la société de ce temps. Au chapitre LVI du premier volume de celle-ci – selon l’édition numérique (en anglais) – on lit :
Je continuai à travailler pour le pape [Clément VII, 1523-1534] réalisant tantôt une bagatelle, tantôt une autre, quand le pontife me chargea de dessiner un calice d’une extraordinaire richesse. Je fis donc aussi bien le dessin que le moule pour l’œuvre. Le moule était de bois et de cire. Au lieu de faire la partie supérieure comme on le fait habituellement, je dessinai trois figures assez grandes entourant l’œuvre ; elles représentaient la Foi, l’Espérance et la Charité. En correspondance avec ces trois figures, au pied du calice, il y avait trois scènes circulaires en bas-relief. L’une était la Nativité du Seigneur, la deuxième la Résurrection, et la troisième saint Pierre crucifié la tête en bas ; car telles furent les instructions que je reçus. Pendant que j’avais cette œuvre entre les mains, le pape prenait plaisir à la regarder fréquemment ; comme je savais que le pape n’avait pas l’intention de me confier une autre commande, etc. |
| The Life and Epistles of St. Paul, de Thomas Lewin. Vol. 2, London, 1874, p. 368. | an 1874 | L’œuvre de Lewin (historien protestant anglais) est reconnue dans le champ historiographique pour ses laborieuses recherches. Son témoignage montre que dans les milieux protestants, la tradition de Pierre mort sur la croix la tête en bas n’est ni étrange ni rejetée. Et cela parce que la donnée est présente, comme nous l’avons vu, chez de très importants écrivains et historiens de l’antiquité chrétienne, et pas seulement dans des œuvres de caractère légendaire. On y lit :
« Peu après la seconde lettre [de Paul à Timothée] Pierre arriva à Rome et, selon la tradition générale, il y fut crucifié au Vatican – lieu d’autres martyres antérieurs au sien – la tête en bas. » |
| History of the Christian Church vol. I, chap. IV, de Philip Schaff | an 1890 | L’auteur est un éminent théologien et historien protestant germano-américain dont l’œuvre principale est la célèbre Encyclopedia of Religious Knowledge en treize volumes, dont nous citerons un texte plus bas.
Dans son History of the Christian Church – l’œuvre entière compte huit volumes – Schaff affirme : « Le martyre de Pierre par crucifixion fut prédit par Notre-Seigneur, Jean 21, 18-19, bien que le lieu ne soit pas mentionné ». |
| The Catholic Encyclopedia | an 1908 | Dans l’article correspondant à Saint Pierre Apôtre, l’encyclopédie donne les citations de Tertullien et d’Origène que nous avons vues plus haut et indique que tout ce que l’on sait sur le mode de sa mort est qu’il « fut crucifié la tête en bas », selon le témoignage de ces sources. |
| The Columbia Encyclopedia, sixième édition. | an 2001 | À l’entrée « Saint Pierre », la monumentale encyclopédie dit :
« Pierre quitta apparemment Antioche pour se rendre à Rome vers l’an 55 ; il y mourut, étant à la tête de l’église locale, martyr sous le règne de Néron. Selon les récits de la tradition, il fut crucifié la tête en bas. » |
III. Représentations artistiques de cette tradition tout au long de mille ans d’histoire.
| Œuvre artistique | Date de composition | Description |
| an 1050 environ |
Au monastère de Conques (France) se trouve une série de chapiteaux, parmi lesquels celui-ci est l’un des plus anciens, avec l’image encore visible de Pierre, crucifié la tête en bas.
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| fin du XIe siècle |
L’église romane de Saint-Genest de Lavardin (France) conserve de nombreuses et splendides peintures. Parmi elles, un saint Pierre crucifié la tête en bas.
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| XIe siècle |
Chapiteau du cloître du monastère de Moissac (France). Scène du martyre de Pierre, crucifié la tête en bas. Sur la petite photo, un aperçu du très beau cloître. La Révolution française, qui semble avoir eu le passe-temps d’être iconoclaste, passa en brisant des images dans toute la France. Quand elle arriva à celle-ci, elle martela les pieds de Pierre, en pensant probablement qu’il s’agissait de la tête de l’image.
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| an 1119 |
Église de la ville de Petersberg (Allemagne). Sur la photo supérieure, une vue d’ensemble de l’église. Sur la photo suivante, la fresque du maître-autel, où l’on distingue déjà la figure de la croix inversée au niveau intermédiaire, à gauche. Le détail avec la crucifixion de Pierre la tête en bas sur la dernière photographie.
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| an 1122 |
Église de Saint-Pierre-de-la-Tour, à Aulnay-de-Saintonge (France). Sur le tympan du portail nord, on voit la scène de la crucifixion de l’apôtre saint Pierre.
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| an 1169 |
Portail du monastère de Sainte-Marie de Ripoll (Espagne). Sur la photographie la plus grande, on peut voir la partie supérieure de l’impressionnant portail, avec 73 représentations en pierre sur des motifs bibliques, allégoriques et de la vie quotidienne ; au centre du portail, la scène qui nous intéresse : Pierre, crucifié la tête en bas (petite photo).
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| an 1186 environ |
Dans l’église cathédrale de Monreale, en Sicile (Italie), se trouvent quelques-unes des mosaïques les plus appréciées et les plus extraordinaires du monde, magnifiques expressions de l’art normand. Parmi tant de mosaïques conservées jusqu’à ce jour se trouve la crucifixion de Pierre, la tête en bas.
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| fin du XIIe siècle |
Ce relief de la crucifixion de Pierre la tête en bas, détérioré mais encore bien visible, se trouve au fameux Château Comtal, à Carcassonne (France).
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| premier quart du XIIIe siècle |
Sur le portail sud de l’impressionnante cathédrale de Chartres (France) se déploie une sorte d’histoire de l’Église en pierre, depuis le Christ en sa première venue jusqu’à sa manifestation glorieuse à la fin des temps. Entourant le Christ se tiennent les Apôtres, dont le premier est Pierre, portant dans ses mains une clé et un bois, qui représente sa crucifixion.
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| première moitié du XIIIe siècle |
Dans la Chiesa Rossa de la commune de Castel San Pietro (Suisse), on peut admirer plusieurs peintures murales d’auteur inconnu, parmi lesquelles une succession d’images de la vie de Pierre ; entre autres, le moment de la crucifixion la tête en bas.
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| an 1250 environ |
Au musée épiscopal de Limoges (France) se trouve ce Coffret de saint Pierre, sur la face frontale duquel on voit un travail d’orfèvrerie avec l’image de saint Pierre, crucifié la tête en bas.
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| années 1277-1280 |
La crucifixion de saint Pierre, chapelle du Sancta Sanctorum, Palazzo Laterano, Rome (Italie). L’auteur est connu comme le Maître du Sancta Sanctorum.
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| an 1280 |
Devant d’autel de saint Pierre, école siennoise. Pinacothèque nationale de Sienne (Italie). La partie centrale du devant d’autel est présidée par saint Pierre assis, tenant les clés, l’attribut qui le caractérise. Sur les côtés apparaissent des scènes de la vie du Christ et de saint Pierre, comme le reniement du saint et sa crucifixion la tête en bas.
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| XIIIe siècle |
Vitraux de la cathédrale de Poitiers (France). Ce spectaculaire vitrail représente le Christ crucifié dans la partie supérieure, et Pierre, crucifié la tête en bas, dans la partie inférieure (seconde photographie), comme s’il était un reflet du Crucifié…
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| XIIIe siècle |
Le Martyre de saint Pierre et saint Paul, miniature du Missel de Berthold (Morgan MS 110, fol. 967), manuscrit du monastère de Weingarten (Allemagne). La photographie est tirée de The Catholic Encyclopedia, édition 1966, à l’entrée correspondant à saint Pierre Apôtre.
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| an 1300 environ |
Fresques de l’église Saint-Pierre-Apôtre, à San Piero a Grado, Pise (Italie). La photographie montre le détail de la crucifixion de l’apôtre la tête en bas. L’œuvre est attribuée à Deodato Orlandi.
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| an 1325 environ |
Giotto, Polittico Stefaneschi, Pinacothèque vaticane. Œuvre sur bois. Sur la gauche du triptyque, la représentation de saint Pierre crucifié la tête en bas.
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| an 1345 |
Chapelle Saint-Martial, au palais des Papes d’Avignon (France). L’une des nombreuses peintures rappelle Pierre, crucifié la tête en bas. Les peintures sont de Matteo Giovannetti.
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| an 1375 |
La cathédrale de Cologne (Allemagne) est l’un des plus beaux monuments du christianisme. Le tympan du portail sud de la cathédrale (première photographie) est dédié à saint Pierre. Au centre (deuxième photographie), plusieurs scènes des passions de Pierre et de Paul devant Néron à Rome ; à gauche du niveau inférieur (troisième photographie), le détail de la crucifixion de Pierre, la tête en bas. Au centre, la décapitation de Paul. Il est très courant, comme nous l’avons vu et le verrons, de représenter les deux apôtres donnant leur vie pour le Christ à Rome, Pierre par une croix inversée, Paul par l’épée, deux données d’une tradition qui n’a pas d’opposants.
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| fin du XIVe siècle |
Le Martyre de saint Pierre dans le Bréviaire de Martin d’Aragon. À la Bibliothèque nationale de France, ROTH 2529, fol. 341v.
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| XIVe siècle | Peintures murales de l’église romane Saint-Médard, dans la localité de Saint-Mars-de-Locquenay (France).
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| 1400 environ |
Lorenzo Zaragoza, Retable de saint Pierre, avec dix-neuf scènes de la vie de l’Apôtre. Au Cincinnati Art Museum. À l’extrémité inférieure droite, la crucifixion la tête en bas.
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| an 1426 |
Masaccio, La Crucifixion de saint Pierre. La Décapitation de saint Jean-Baptiste. Détail du polyptyque de Pise. Tempera sur panneau. L’œuvre se trouve au Staatliche Museen zu Berlin, Gemäldegalerie, Berlin (Allemagne).
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| entre les années 1433-1435 |
Antonio Averulino, Le Martyre de saint Pierre. Porte centrale de la basilique Saint-Pierre, en bronze (Vatican). L’œuvre fut commandée par le pape Eugène IV. La photographie supérieure montre une vue panoramique avec l’entrée du temple ; la flèche indique la position du panneau avec la crucifixion de Pierre. Sur la photo du bas, le détail de la scène qui nous intéresse. Combien de millions de pèlerins ont vu cette œuvre au cours des presque six cents ans qu’elle est là ?
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| an 1490 environ |
Filippino Lippi, La Crucifixion de Pierre. Fresque de la chapelle Brancacci, Florence (Italie)
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| entre les années 1471 et 1484 |
Détail d’un tabernacle que fit construire le pape Sixte IV – celui qui donna son nom à la chapelle Sixtine – et que l’on peut voir dans les grottes vaticanes.
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| fin du XVe siècle |
Cette autre miniature colorée se trouve dans un ancien Livre d’Heures en France. Pour l’instant, je ne dispose que de ces données de catalogue : Add. MS. 11865, f. 87. En ce qui concerne notre sujet, la miniature montre deux moments de la ferme tradition sur la mort de Paul, décapité, et de Pierre, crucifié la tête en bas.
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| an 1502 |
Bramante, Chapelle du lieu de la Crucifixion, église Saint-Pierre in Montorio, Rome (Italie). Le célèbre artiste réalisa une sculpture pour honorer le lieu où l’on croyait qu’avait eu lieu le martyre de Pierre. Sur la grande photo, une vue d’ensemble de la sculpture ; dans le détail, la scène de Pierre, crucifié la tête en bas.
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| entre les années 1546-1550 |
Michel-Ange Buonarroti : fresque La Crucifixion de saint Pierre, de la chapelle Pauline (chapelle de Paul III), Musée du Vatican.
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| fin du XVIe siècle |
Dans l’église paroissiale de San Pedro de Gata (Espagne) se trouve ce splendide retable orné de sculptures et de peintures. Au niveau central, à droite, on observe la scène de la crucifixion de Pierre la tête en bas (photo inférieure).
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| an 1600 ou 1601 |
Caravage, La Crucifixion de saint Pierre. Huile sur toile. L’œuvre se trouve à Santa Maria del Popolo, Rome (Italie). Des copies de cette splendide œuvre et de plusieurs des œuvres que je présente ici se trouvent dans de nombreuses églises du monde.
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| an 1604 ou 1605 |
Guido Reni, Martyre de saint Pierre, Pinacothèque vaticane.
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| an 1605 |
Paolo Piazza, Crucifixion de saint Pierre, sur un autel latéral de la Frauenkirche, qui est l’église cathédrale de Munich (Allemagne).
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| an 1614 |
La crucifixion de saint Pierre, de Palma le Jeune. Galerie de l’Académie, Venise (Italie).
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| an 1616 |
Dans la cathédrale de Tolède (Espagne), la grande sacristie expose un bon nombre de tableaux. L’un d’eux est Pierre, crucifié la tête en bas, du peintre Eugenio Caxes.
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| an 1618 ou 1619 |
Guerchin, La Crucifixion de saint Pierre, huile sur toile. Galerie Estense, Modène (Italie). On notera l’interprétation de l’auteur : un ange est envoyé par Dieu (sa main gauche pointe vers le ciel) pour suggérer à Pierre de se faire crucifier la tête en bas (la main droite de l’ange désignant sa propre tête).
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| an 1629 |
Francisco de Zurbarán, L’Apparition de l’apôtre saint Pierre à saint Pierre Nolasque, huile sur toile, Musée du Prado (Madrid).
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| an 1629 |
Francisco de Zurbarán, Saint Pierre, huile sur toile, église Saint-Étienne de Séville (Espagne). Le site spécialisé en art où j’ai obtenu cette peinture explique : « [Pierre] est représenté avec ses attributs traditionnels : les clés du Ciel et le bois qui fait allusion à la croix inversée sur laquelle il mourut martyr. »
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| an 1640 |
Pierre Paul Rubens, La Crucifixion de Pierre, église Saint-Pierre, Cologne (Allemagne). Huile sur toile.
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| entre les années 1630-1647 |
Mattia Preti, La Crucifixion de Pierre, au musée de Grenoble (France). La photo que j’ai obtenue est petite, mais le tableau réel mesure 3,36 mètres de haut sur 2,42 de large.
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| première moitié du XVIIe siècle |
Francisco Collantes, Paysage avec la crucifixion de saint Pierre. Huile sur toile. L’œuvre se trouve au Musée du Prado, Madrid (Espagne).
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| an 1658 |
Artus Quellinus l’Ancien, église Saint-André, Anvers (Belgique). Marbre. Pierre, représenté comme un homme de douleurs mais énergique, embrasse une croix inversée, le symbole de sa passion. Plus bas, nous commenterons davantage cette image.
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| fin du XVIIe siècle |
Luca Giordano : La Crucifixion de saint Pierre. L’œuvre se trouve à l’Académie de Venise (Italie).
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| XVIe siècle |
Dans la cathédrale de Mexico, dans la chapelle Saint-Pierre, se trouve une peinture qui représente la scène de la crucifixion de Pierre la tête en bas. C’est ainsi que l’ont vue des millions de fidèles mexicains pendant quatre siècles. Sur la photo supérieure, une vue du retable ; sur l’autre photographie, le tableau de la crucifixion. Il s’agit peut-être d’une peinture d’Echave Orio du XVIIe siècle, selon ce qu’écrit Manuel Toussaint, et l’auteur est d’origine flamande. (Photo : Luis Moreno)
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| première moitié du XVIIIe siècle |
Pierre Subleyras, La Crucifixion de Pierre, Musée du Louvre (Paris). Huile sur toile.
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| première moitié du XVIIIe siècle |
Dans la basilique vaticane, sur la voûte du fond, à côté de la splendide œuvre du Bernin à l’autel de la Chaire, il y a une crucifixion de Pierre la tête en bas, en stuc, dans une sorte de niche ronde d’environ trois mètres de diamètre. L’œuvre fait partie de l’ornementation que réalisa Giovan Battista Maini, parfaitement visible comme le montre la photographie.
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| an 1850 environ |
Icône de l’Église orthodoxe russe, représentant l’Église du Christ. Dans la partie supérieure, à côté de la tête du Christ, sont représentés le martyre de Paul par décapitation (à droite) et Pierre crucifié la tête en bas (à gauche). D’autres martyrs sont représentés de la même manière dans les scènes inférieures.
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| milieu du XVIIIe siècle |
Église Saint-Pierre de Gottolengo (Italie). Sur l’une de ses voûtes se trouve cette très belle peinture du peintre Franzoni, célébrant le témoignage de Pierre, crucifié la tête en bas.
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| an 1864 |
Martyre de saint Pierre la tête en bas, cathédrale de Salta (Argentine). Selon le Patrimoine artistique national de la province de Salta, l’œuvre est attribuée à Francisco Ortega.
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| an 1869 |
Dans l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Rouen (France) se trouve un vitrail dédié à saint Pierre. Dans la partie supérieure, on voit la scène de sa mort par crucifixion la tête en bas.
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| an 1889 |
Église de Cornusson en Garonne (France). Sur la verrière centrale des trois vitraux, au centre supérieur, nous voyons la crucifixion de saint Pierre la tête en bas, les bras étendus.
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| an 1919 |
Sanctuaire national de Saint-François-d’Assise, San Francisco, Californie (USA). Dans les vitraux de la partie orientale du temple se trouve, parmi tant d’autres, cette image destinée à préserver la mémoire du martyre de Pierre, crucifié la tête en bas, et de celui de Paul, par décapitation.
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| première moitié du XXe siècle |
Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, dans la ville de Rome (Italie). L’église garde les restes de l’Apôtre des Gentils, mort par décapitation – selon la tradition – dans la capitale impériale. La porte centrale de la basilique (photo supérieure) contient des scènes de la vie et de la mort de Pierre et de Paul. Parmi ces scènes, on voit aussi la crucifixion de Pierre la tête en bas.
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| milieu du XXe siècle |
Sur la voûte de la nef principale de l’église Saint-Pierre de Munich (Allemagne) se trouve cette énorme fresque qui rappelle le martyre de Pierre la tête en bas. L’église, détruite par les bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale, fut totalement reconstruite.
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| an 2001 |
Stefano Billi, La Crucifixion de saint Pierre. Huile et vernis polyuréthane sur bois. Un exemple de la tradition concernant la mort de Pierre la tête en bas dans l’art moderne italien.
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Sous le maître-autel de la basilique Saint-Pierre (Vatican) se trouvent de nombreuses cryptes avec des autels pour la célébration de la Sainte Messe. Plusieurs papes reposent également dans ces chapelles. En face du lieu qui contient les ossements de l’apôtre Pierre, il y a un autel de marbre orné de reliefs, où l’on peut célébrer l’Eucharistie (photo supérieure). Sur l’un des côtés de l’autel, on voit la scène de Pierre, crucifié la tête en bas.
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- Exemples de l’usage pétrinien -et non satanique- du symbole de la croix inversée se référant à la mort de l’Apôtre, dans des églises catholiques et dans des églises appartenant à diverses dénominations chrétiennes non catholiques.
| Symbole | Références | Commentaire |
| Église orthodoxe, icône de l’« Embrassement des frères Pierre et André » (en divers endroits, par exemple sur ce site) |
Cette icône fut peinte par un moine orthodoxe du mont Athos, en Grèce. Le patriarche orthodoxe de Constantinople Athénagoras l’offrit au pape Paul VI, en souvenir de la rencontre historique entre les deux qui eut lieu à Jérusalem (janvier 1964), où furent levées mutuellement les anciennes excommunications. Dans la partie correspondant à Pierre, une croix inversée. Que ce symbole soit traditionnel dans les églises orthodoxes, le peintre le démontre, tout comme celui qui fit le cadeau.
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| Église épiscopalienne Saint-Pierre à Charlotte, Caroline du Nord, USA. (site web) |
Il y a sur ce site web un dessin où deux clés – tirées de la scène où Jésus confie à Pierre les clés du Royaume – se croisent en formant une croix inversée. Le dessin complet a été trouvé ici. D’autre part, le site de la Survey & Research Reports Charlotte-Mecklenburg Historic Landmarks Commission (ici le site) présente un rapport détaillé sur l’histoire et l’architecture de l’édifice de culte de cette église. On y lit : « L’entrée même de l’église a de lourdes doubles portes de bois, sur lesquelles on voit gravé un écusson, dans la partie supérieure, avec des clés entrelacées et une croix inversée : d’autres symboles de Pierre. » Les portes, tout comme l’édifice, datent de 1893. Les fidèles épiscopaliens ont vu cet écusson pendant plus de cent ans en entrant dans le temple pour la prière.
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| Église épiscopalienne Saint-Pierre à Charleston, Caroline du Sud, USA (le site web était hébergé ici : www.stpeterscharleston.org). |
La paroisse fait la promotion de son bulletin paroissial. Le nom du bulletin est… « La Croix Inversée » (The inverted cross). Là aussi, il y a un dessin avec les clés et la croix inversée.
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| Église épiscopalienne Saint-Pierre à Bettendorf, IA, USA (le site web était hébergé ici : http://home.earthlink.net/~saintpeters/tour.htm) |
Sur ce site web, on peut voir quelques photographies de l’édifice de culte. Pour notre propos, que le lecteur regarde la photographie que j’expose ici et qui correspond à la façade du temple épiscopalien, où, à côté d’une grande croix – celle du Christ – se trouve une croix inversée. Qu’a voulu représenter par ce signe cette communauté épiscopalienne « de Saint-Pierre » ?
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| Église épiscopalienne Saint-Pierre-et-Saint-Paul, Marietta, GA, USA (site web) |
Sur cette page se trouve une brève explication de l’emblème qui représente cette paroisse. L’emblème porte une croix inversée, une épée et une clé, symboles des deux grands apôtres. Le dessin apparaît sur la page principale et sur plusieurs pages internes.
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| Église épiscopalienne Saint-Pierre, Richmond, Virginie, USA (site web) |
Sur l’une de ses pages, on lit le récit suivant de l’un de ses membres : « La communauté de l’église épiscopale à laquelle j’appartiens s’appelle « Saint-Pierre ». Notre étendard [banner] est couvert de symboles qui nous rappellent la vie de cette « pierre », sur laquelle Jésus a fondé son église. Dans la partie supérieure, un coq coloré, dont le chant fit reconnaître à Pierre son reniement ; au centre se trouve la croix inversée, qui indique le mode de crucifixion qu’un humble Pierre, comme nous le raconte la tradition, choisit ; et flanquant la croix, il y a deux grandes clés anciennes… etc. »
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| Église épiscopalienne de la Trinité, Covington, Kentucky, USA (site web) |
L’église présente des informations sur ses activités et son culte. Elle explique plusieurs vitraux qui enrichissent le temple, dont un de l’« Annonciation ». Elle dit qu’il comporte des symboles secondaires en plus des symboles centraux, et parmi eux « les vénérables charges de Pierre, les clés croisées sur une croix inversée : il ne s’est pas senti digne… » etc. Il est précisé que ces symboles secondaires du vitrail « furent soigneusement sélectionnés pour rehausser le motif central » (l’Annonciation). Sur la photo du vitrail que présente le site, on ne parvient pas à distinguer le motif pétrinien.
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| Église épiscopalienne Emmanuel, Athens, Géorgie, USA (site web) |
Dans cette église, il y a un beau vitrail avec des images évangéliques et, au pied de chaque fenêtre, quelques symboles apostoliques. Sur le vitrail de la Transfiguration, comme l’explique le responsable du site, il y a une croix inversée, signe de Pierre (extrémité inférieure gauche de la photographie).
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| Église épiscopalienne Saint-Paul, Chestnut Hill, Philadelphie, PA, USA (site web) |
Le site décrit les divers vitraux de l’église. L’un d’eux représente Pierre, les clés dans les mains, et à son côté une croix inversée. La photographie que propose le site n’est pas de bonne qualité, et les symboles de Pierre n’y sont pas visibles.
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| Cathédrale épiscopalienne Christ Church, Louisville, KY, USA (site web) |
Pour la re-dédicace de l’église cathédrale (mai 2002), les fidèles de cette communauté présentèrent plus de trente étendards, sur lesquels sont représentés divers motifs de la foi chrétienne. L’un d’eux, « dessiné par le Père Joe Smith et Donna Bartman », porte une grande croix inversée rouge sur fond blanc, plus une fleur de lys qui représente la ville de Louisville. Cet étendard, comme les autres, est exposé en permanence dans une salle du complexe de la cathédrale.
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| Première Église méthodiste unie, Midland, Texas, USA (site web) |
Il y a un bref parcours avec l’explication de l’architecture du temple et de quelques-uns de ses éléments symboliques. On y dit qu’il y a douze agenouilloirs et que chacun représente l’un des Apôtres. Celui qui correspond à Pierre porte « ses clés, sa croix inversée et son fameux coq ». Il est précisé que les agenouilloirs furent travaillés à la main par des femmes de la communauté.
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| Première Église méthodiste unie, Temple, Texas, USA (site web) |
Dans l’église, il y a quelques vitraux, dont l’un est dédié à Pierre. On y voit « les symboles de Pierre », comme le précise le site : un coq, deux clés, un poisson, un rocher et une croix inversée
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| Église méthodiste unie Carter Memorial, Needham, MA, USA (le site web n’est plus en ligne) |
Il y a des motifs des apôtres sur les portes, et Pierre est représenté par la croix inversée et les clés. La Rév. Caroline B. Edge explique à l’assemblée, dans un sermon de juin 2002, le sens missionnaire de ces symboles apostoliques, et dit que « le symbole de Pierre », ce sont la croix inversée et les clés, et elle donne les motifs que nous connaissons déjà.
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| Église luthérienne du Christ, Las Vegas, USA (anciennement hébergé sur www.christlutheranlasvegas.org) |
Elle présente une page avec les vitraux de son église. Parmi beaucoup d’autres, il y en a un qui représente Pierre, avec les clés, le coq et une croix inversée, tandis qu’est fournie l’explication de celle-ci, que le lecteur peut déjà imaginer. On dit aussi que les vitraux ont été conçus et réalisés par Robert et Patricia Metcalf, du Metcalf Studio de Lake Havasu, AZ.
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| Église luthérienne Grace, USA (site web) |
Sur le site, cette communauté est présentée comme l’« église mère du Synode du Grand Canyon des Églises évangéliques luthériennes d’Amérique ». Elle contient une remarquable série de vitraux, représentant des scènes bibliques et une grande quantité de symboles chrétiens (jusqu’à un « sceau de Luther »). Sur le vitrail dédié à la Résurrection du Christ, il y a un coq et une croix inversée, symboles – dit le site – « du reniement de Pierre et de son martyre ».
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| Église luthérienne Saint-Luc de Saint Paul, Minnesota, USA (anciennement hébergé sur http://www.stluke-church.com/raredosdescription.htm) |
L’église offre sur son site web, entre autres choses, une explication d’un vitrail de l’église. Les apôtres y sont représentés au moyen de différentes croix. Pour Pierre, une croix inversée.
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| Église luthérienne Saint-Jean à La Porte, Indiana, USA (site web) |
Elle présente les photographies des vitraux du temple, installés en 1954. Parmi eux, il y en a un dédié à Pierre, qui est symbolisé au moyen d’une croix inversée.
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| Église luthérienne Holy Trinity de Lynchburg, Virginie, USA (anciennement hébergé sur http://www.elca.org/syn/cong/va/24503/history.html ) |
Elle présente sur son site web une histoire de la communauté paroissiale et du temple. En parlant des fenêtres de la nef centrale, elle dit qu’elles représentent de nombreux personnages bibliques et de l’histoire de l’Église, depuis Moïse jusqu’à H.M. Muhlenberg, « patriarche du luthéranisme en Amérique », en passant par saint François d’Assise et Luther. Chaque personnage est peint en pied, plus un symbole qui le caractérise. Pour l’une des fenêtres, le site dit : « Saint Pierre, représentatif des disciples, est présenté tenant dans ses mains les clés du Royaume, et il est symbolisé par une croix inversée. La tradition soutient qu’il fut crucifié la tête en bas. »
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| Église luthérienne Saint-Pierre, Battle Creek, MI, USA (site web) |
Elle porte le symbole de Pierre avec la croix inversée et les clés. Et elle explique : « Le symbole chrétien pour saint Pierre est la croix inversée et les clés croisées ». L’église est affiliée à l’« Evangelical Lutheran Church in America ».
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| Église luthérienne du Bon Pasteur, Liverpool, PA, USA (site web actuellement hors ligne) |
Elle présente les emblèmes des douze Apôtres que l’on voit sur le tapis qui se trouve sous le maître-autel du temple. L’explication correspondant à Pierre dit que « son symbole, ce sont les clés ». Mais sur l’écusson figure aussi la croix inversée, comme on peut le voir sur la photo.
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| Première Église luthérienne de Kennewick, Washington, USA (anciennement hébergé sur www.kennewickfirstlutheran.org) |
Il y a des vitraux faisant allusion à certains apôtres, dont un très beau consacré à Pierre. On l’y représente au moment où le Christ l’aide à ne pas s’enfoncer dans les eaux (Mt 14, 30-31). Il apparaît entouré de symboles qui font allusion à sa personne. Le responsable de la paroisse luthérienne les explique ainsi : « Dans la partie supérieure : un cœur, symbole de la bonté de Pierre ; l’ancre, pour sa foi ; l’Église sur une pierre ; la croix inversée pour sa crucifixion ; la couronne, symbole du Christ qu’il adore ». L’auteur de l’œuvre ajoute avec originalité des symboles que l’on ne voit pas fréquemment : le « cœur » comme signe de la bonté de Pierre, ou l’« ancre » comme symbole de sa foi.
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| Église luthérienne de la Trinité, d’Ann Arbor, Michigan, USA (site web) |
Le temple possède une tour moderne chargée de symboles, et en particulier de croix, se référant à divers aspects de la vie chrétienne et de son histoire. Parmi elles, il y a aussi une croix inversée, qui, comme l’explique le site, est « un symbole de saint Pierre, qui fut crucifié dans cette position ».
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| Site officiel de l’Église évangélique luthérienne du Brésil (site web) |
Parmi les emblèmes liturgiques apparaît celui-ci, de Pierre, avec une croix inversée et les clés. Dans « Qui sommes-nous », on lit que l’Église évangélique luthérienne du Brésil « compte 200 000 membres, répartis en 2000 congrégations et points de mission et desservis par des centaines de pasteurs ». Aucun d’entre eux n’a rien remarqué d’étrange dans un emblème rien de moins que liturgique ?
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| Cathédrale presbytérienne de la Trinité, Sacramento, CA, USA (site web) |
Nous pouvons voir un très beau vitrail avec l’image de l’apôtre Pierre, tenant dans ses mains les clés traditionnelles. Dans la partie supérieure du vitrail, on voit un écusson avec l’image d’un coq, et dans la partie inférieure, un écusson avec une croix inversée. Sur le site, on explique que cela « représente sa mort : selon la tradition, il mourut à Rome crucifié la tête en bas ». Il est à noter qu’il s’agit d’une église cathédrale.
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| Première Église presbytérienne de Richmond, Virginie, USA (site web hors ligne) |
Elle donne l’explication d’un retable de bois, tirée de l’ouvrage « Symbolism of the Sanctuary » du Dr W. Lapsley Carson, pasteur de cette église entre 1922 et 1959. Parmi les symboles, il y a une gravure qui représente Pierre, avec les clés et une croix inversée. Selon ce qu’on y dit, le motif fut placé dans l’église « à l’envers par inadvertance ». Je le publie ici tel qu’il devrait être. Le site précise au sujet de cet écusson : « Le saltire ou clés entrecroisées, superposées sur une croix inversée, signifient saint Pierre… Pierre fut crucifié la tête en bas ».
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| Première Église presbytérienne, Waco, Texas, USA (site web) |
Sur l’une de ses fenêtres est présentée la symbolique de Pierre : une croix inversée et les clés croisées. Le site dit : « La croix inversée fut la manière dont Pierre voulut mourir »
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| Église presbytérienne Saint-Pierre-sur-la-Mer, Rancho Palos Verdes, CA, USA (site web) |
Elle propose sur son portail plusieurs photographies de l’abondant ensemble de vitraux dont cette église a été enrichie : parmi eux, certains sont dédiés à Luther, à Calvin et à d’autres personnages importants du christianisme. Il y a une séquence symbolique dédiée aux apôtres dans l’un des couloirs. Tout y est symboles. Pour Pierre sont présentés : les clés, une barque de pêcheur, des poissons, des filets de pêcheur, une ancre, un coq, un « 70 x 7 », une croix sur une pierre, un bâton de berger et une croix inversée (photo au pied de ce paragraphe). Mais ce n’est pas tout : le fidèle rencontre une autre croix inversée sur la porte principale, dès qu’il arrive au temple (photo supérieure, à gauche de ce paragraphe). Et comme si cela ne suffisait pas, une rosace dans la nef principale rappelle de nouveau aux fidèles la mort de Pierre la tête en bas (photo inférieure, à gauche de ce paragraphe).
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| Église presbytérienne Valley, Paradise Valley, Arizona, USA (site web) |
Elle montre quelques « banners » ou étendards, qui, comme l’explique le site, représentent les grandes confessions de foi depuis le début du christianisme jusqu’à nos jours. On informe également que les étendards sont exposés dans cette église pendant le « Dimanche de la Réforme ». Sur l’étendard du « Credo des Apôtres », on voit : une ancre, un poisson, un calice et une croix inversée. Le site précise qu’il s’agit de « Pierre, qui selon la légende fut crucifié la tête en bas », etc. Il est à noter que bien que la donnée soit reconnue comme « légendaire », on l’utilise dans la symbolique liturgique le jour où l’on fête la Réforme de Luther et compagnie.
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| Église presbytérienne Calvary, Allenwood, NJ, USA (site web hors ligne) |
Une copie du « banner » précédent dans une autre église presbytérienne. Le site déclare que les symboles, parmi lesquels se trouve une croix inversée avec l’explication bien connue, sont « un simple rappel des THÈMES ESSENTIELS de la foi chrétienne » (mise en relief originale).
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| Église presbytérienne Graystone, Indiana, Pennsylvanie, USA (graystonechurch.net) |
Elle donne quelques informations sur la construction et la signification de l’édifice. Il porte également douze plaques relatives aux apôtres – la place de Judas est occupée par Paul - ; les plaques datent de 1927. Le site dit : « Les plaques – sur le devant de la chapelle Mack – montrent des symboles traditionnels peints en or pour chacun des apôtres. Pierre : croix inversée avec clés. André… » etc.
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| Église presbytérienne de Lookout Mountain, USA (site web) |
Elle offre une description de quelques éléments du temple paroissial. Il y a une série d’écussons avec les symboles des apôtres. Pour Pierre, la croix inversée et les clés, avec l’explication que nous connaissons déjà.
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| Église anglicane des Saints-Philippe-et-Jacques à Palma de Majorque, Espagne (site web hors ligne) |
Elle propose d’abondantes informations sur la communauté et le temple. L’édifice possède de beaux vitraux dédiés aux douze apôtres et aux symboles qui les représentent habituellement (la page d’introduction montrait tous les vitraux). Quand elle représente Pierre, elle le fait de cette manière : « Ses symboles sont les Clés (qui font ici partie de ses vêtements) et une croix inversée (parce qu’il se sentit indigne de mourir comme le Christ, il demanda que sa croix fût inversée, afin de pouvoir diriger son regard vers les cieux pendant qu’il serait crucifié). Cette croix inversée n’est pas immédiatement visible, étant donné qu’elle est en partie cachée par la barre qui divise les deux vitraux. » Et à propos du vitrail de l’apôtre Philippe, à gauche de celui de Pierre, elle précise : « Philippe montre de sa main gauche la croix inversée de saint Pierre dans le panneau 8 ». Sur les photographies qui accompagnent ce paragraphe, on peut voir tout le vitrail et un détail avec les deux apôtres mentionnés et la croix inversée au milieu.
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| Église anglicane de St. Peter ad Vincula, Stoke on Trent, GB (anciennement hébergé sur www.stoke1.org.uk ) |
En parlant du temple de cette communauté, le site dit que le devant du maître-autel (remarquer l’importance du lieu) porte un motif riche en symbolisme. Le site explique ce motif en détail et dit entre autres choses : « Dans la partie supérieure se trouve la croix inversée de saint Pierre, signe du courage et de la fidélité, mais aussi de l’humilité ; Pierre pensa qu’il n’était pas digne de mourir de la même manière que Jésus ». Un peu avant, il avait dit : « Le devant d’autel a été offert par un membre de notre congrégation. Il fut créé par Juliet Hemingray, l’un des plus célèbres créateurs d’objets d’église en Angleterre : elle a produit tous les vêtements pour l’intronisation de l’actuel archevêque de Canterbury. Pour réaliser l’œuvre, elle s’est servie d’un dessin original suggéré par le Recteur de l’église » (mise en relief de moi).
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| Église anglicane Saint-Pierre à Harborne, diocèse de Birmingham, GB (anciennement hébergé sur www.st-peterscofe-jun.bham.sch.uk) |
On voit un écusson avec les clés et la croix inversée, qui se répétait aussi sur l’ancien site correspondant à l’école paroissiale. Dans cette même église, il y a une croix de procession offerte en l’an 1925. Elle a une pièce centrale en émail avec des symboles de la passion, « ainsi que les clés croisées et la croix inversée, éléments qui se trouvent en de nombreux endroits de l’Église comme symboles de saint Pierre », précise le site, en donnant les raisons que nous connaissons déjà. On pouvait voir toutes ces informations sur cette page www.st-peterscofe-jun.bham.sch.uk appartenant à l’église (aujourd’hui hors ligne).
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| Église baptiste de Hyde Park, Illinois, USA (site web). Actuellement, l’église est unitarienne |
Dans les fenêtres de la partie supérieure, il y a une riche symbolique, en particulier relative à différentes formes de croix. Comme l’explique ce site web, nous trouvons aussi une croix inversée : « En commençant par le côté occidental, nous trouvons : la Croix de Pierre, croix de son martyre (parce qu’il fut crucifié la tête en bas) ; etc. ». Le temple fut construit par et pour l’église baptiste, selon ce qu’informe le site web ; avec le temps, il changea de dénomination (unitarienne).
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| Église baptiste Broadway, Fort Worth, Texas, USA (site web) |
Le site présente une photographie de l’énorme vitrail appelé « du Grand Envoi missionnaire », en allusion au commandement du Christ de prêcher l’évangile au monde entier. « Il faut des heures pour apprécier toute la beauté de ce vitrail », dit le site web. Pour ce qui nous intéresse, il y a une allusion à Pierre à l’extrémité gauche de l’œuvre ; au-dessus de l’Apôtre, il y a une croix inversée et les clés. Le site baptiste explique : « En bas se trouve le symbole de Pierre, la croix inversée et les clés croisées […] La Tradition dit que Pierre demanda à être crucifié la tête en bas parce qu’il ne se sentit pas digne de mourir de la même manière que son Seigneur. » La photographie que je publie ici, tirée du site en question, permet de voir les symboles avec assez de difficulté.
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| Église chrétienne des Disciples du Christ de Cleveland Heights, Cheektowaga, NY, USA (site web hors ligne) |
Le temple fut construit dans les années soixante, mais les vitraux de la nef centrale furent installés en 1980. Ce sont douze vitraux qui font référence aux douze apôtres. Au sujet du vitrail correspondant à Pierre, le webmaster explique : « Pierre est représenté par la croix inversée et les clés. L’Église universelle est représentée par la terre, qui se trouve au milieu de nuages d’orage, et par un navire au milieu d’une mer houleuse. »
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| Site Christians in Schools, des églises anglicane, baptiste et évangéliques indépendantes, GB (anciennement hébergé sur www.cist.org) |
Sur le site « Christians in Schools » étaient offertes des ressources en anglais pour l’enseignement et le témoignage chrétiens dans les écoles de la région de Stockport, Cheshire (Angleterre). Parmi les nombreuses ressources se trouve l’explication de la symbolique chrétienne, et aussi de notre croix inversée. Elle est appelée « Croix de Pierre » et porte cette explication : « La croix inversée est fréquemment connue comme la “Croix de Pierre”. On croit que Pierre, comme Jésus, fut crucifié par les Romains ; mais il pensa qu’il ne conviendrait pas de mourir exactement comme Jésus, c’est pourquoi il demanda qu’on le crucifie la tête en bas ». Ce témoignage me paraît particulièrement intéressant parce qu’il s’agit de ressources de niveau scolaire pour les écoles d’Angleterre, approuvées par les autorités de cette région – il ne s’agit pas de matériel proposé par une ou deux personnes – et, surtout, parce que les auteurs de ces ressources éducatives sont « un groupe de chrétiens de diverses dénominations, y compris les églises anglicane, baptiste et des églises évangéliques indépendantes de la région de Stockport, Angleterre, Royaume-Uni », selon ce qu’écrit David Scott, trésorier et administrateur du partenariat éducatif. Cette information sur l’usage pétrinien de la croix inversée par des communautés baptistes, dans ce tableau et dans les précédents, je la considère particulièrement intéressante étant donné que M. Sapia, principal promoteur – dans le monde hispanophone d’Internet – de la lecture sataniste de la croix inversée, appartient lui-même à l’église évangélique baptiste « Roi de Paix », dans la ville de Buenos Aires, dont il administre le site web.
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| Site Church Schools, d’aide aux écoles chrétiennes, GB (anciennement hébergé sur www.churchschools.co.uk) |
Il est dédié à fournir une assistance aux enseignants et aux directeurs des écoles des églises chrétiennes en Grande-Bretagne. Le site est de niveau professionnel et appartient à la National Society. On y dit également : « Tout le matériel contenu a été écrit par des enseignants des écoles d’église et des experts en administration d’écoles d’églises, y compris du personnel diocésain d’éducation et des conseillers juridiques ». Et aussi : « Ce site a été approuvé par l’Association nationale pour l’enseignement » (National Grid for Learning, entité gouvernementale –NGFL-). Parmi l’abondant matériel se trouve une page avec des signes chrétiens, et parmi eux la croix inversée avec les clés. Et l’on explique : « Le symbole de Pierre montre une croix inversée et deux clés entrecroisées ». Le matériel est tiré de la publication « Teaching Christianity at Key Stage 2 », en usage dans les écoles chrétiennes de ce pays.
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| Chapelle catholique de l’Immaculée Conception, Seton Hall University, USA (site web actuellement hors ligne) |
Dans la sacristie de cette chapelle, il y a une belle armoire en chêne avec des écussons des apôtres. Celui de Pierre porte une croix inversée et les clés.
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| Église catholique Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Waterloo, IL, USA (site web) | Le temple porte sur ses portes d’entrée les signes des apôtres Pierre et Paul : celui de Paul est une épée, celui de Pierre est une croix inversée. | |
| Liturgie des Heures (Bréviaire catholique), édité par la Conférence épiscopale argentine, tome III (1997) p. 1507 |
Dans le bréviaire qu’utilisent les prêtres et les religieux pour leurs prières quotidiennes en Argentine, on peut voir la gravure illustrant la fête des apôtres Pierre et Paul (29 juin). Le dessin, réalisé en 1980, présente les deux glorieux apôtres de part et d’autre de la Croix du Seigneur, au-dessus de laquelle une colombe rappelle l’Esprit Saint. Les signes de Paul sont une barque – ses voyages apostoliques -, une épée – il fut décapité à Rome, selon la tradition – et un parchemin – ses écrits ; la symbolique de Pierre est représentée par les clés, un rocher – deux images tirées de Mt 16, 18 – et la croix inversée.
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| El Libro del Pueblo de Dios (Bible), version catholique argentine des Écritures, 18e édition, janvier 1998. |
On y montre une gravure relative aux apôtres Pierre et Paul, introduisant les lettres apostoliques. Sur celle-ci, Paul tient un parchemin – ses écrits – et une épée – sa mort martyriale par décapitation, selon la tradition ; Pierre, on le voit avec une clé – d’après Mt 16, 18 – et une croix inversée. Après une brève introduction à l’ouvrage, l’édition argentine des Écritures signale que « Les illustrations de cette Bible ont été aimablement cédées par leurs auteurs, les artistes argentins Raúl Soldi (Ancien Testament) et Norah Borges (Nouveau Testament). »
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| Diptyque catholique « Paul et Pierre » (anciennement hébergé sur www.churchforum.org/arte/arc-sanpedro.htm) |
Le site web où l’on voit le tableau dit : « L’œuvre est la 2e partie du diptyque “Paul et Pierre”, conçus par Frère Gabriel O.S.B. et réalisés par Jaime Domínguez entre décembre 1995 et janvier 1996 dans l’atelier d’Art religieux contemporain. La symbolique qui correspond à saint Pierre se trouve partout dans cette œuvre : le Coq, la Clé du Ciel, les Épîtres et la Croix inversée. » [Angle supérieur droit]
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| Cathédrale catholique de Marie-Notre-Reine, à Baltimore, MD, USA (site web) |
Il y a un autel réalisé sur le motif de Pierre, visible sur la photographie supérieure à gauche de ce paragraphe. Parmi plusieurs autres symboles, comme l’explique le site de la cathédrale, on distingue derrière la statue principale une croix inversée (remarquer la traverse inférieure). Toutes les sculptures de la cathédrale datent de 1954-1959. Dans la même cathédrale, il y a un vitrail avec le même motif, visible sur la seconde photographie.
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| Église catholique du Saint-Nom-de-Marie à Valley Stream, NY, USA (site web) |
Il y a une représentation symbolique des Douze Apôtres sur autant de colonnes dans le presbyterium. Pierre est représenté avec la croix inversée et les clés. L’œuvre date de 1954.
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| Église catholique des Apôtres-Pierre-et-Paul, Bradenton, Floride, USA (site web) |
Elle présente une peinture murale où apparaît le Christ après sa Résurrection, entouré de nombreux symboles, paysages et personnages bibliques. Sur ce même site web, on explique qui a réalisé la peinture, comment il l’a faite et bien d’autres détails, par exemple qu’elle mesure quatre mètres de haut sur treize de long. Sur la peinture apparaissent les symboles du martyre des Apôtres qui donnent leur nom à la paroisse. Paul apparaît symbolisé par une épée – sur laquelle l’artiste a même dessiné le sceau de César Auguste Néron – tandis que Pierre est symbolisé par une croix inversée, que l’on peut voir à l’extrémité gauche de la peinture murale.
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| Église catholique Saint-Léger ND de Boulogne, Lens, France |
Le vitrail présente plusieurs thèmes pétriniens et pauliniens : la barque de Pierre sur les flots, les clés et une croix inversée (en arrière-plan, elle occupe tout le motif) ; de Paul, on voit une épée et un parchemin. Chaque élément est expliqué sur ce site web de la paroisse.
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| Église catholique de la Très-Sainte-Trinité, Augusta, Géorgie, USA (site web) |
Sur l’un de ses arcs intérieurs, le temple représente les douze Apôtres du Seigneur à travers leurs symboles. Pour Pierre apparaît une croix inversée avec les clés.
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| Église catholique Saint-Ulrich à Söcking, Bavière, Allemagne (site web) |
La tour du temple porte une croix inversée. On lit sur le site web de cette paroisse : Ihr 56m hoher Turm wird als Besonderheit von einem Petruskreuz bekrönt (Der Apostel Petrus wurde mit dem Kopf nach unten gekreuzigt, weil er aus Ehrfurcht nicht genauso wir Jesus sterben wollte), ce qui signifie, en abrégé, que la tour porte une croix inversée de saint Pierre, selon la tradition de sa mort la tête en bas. Les photos de gauche sont une gracieuseté de Wolfram Zucker, de la paroisse Saint-Ulrich.
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| Église catholique Saint-Joseph, Giebelstadt, Bavière, Allemagne, et une vingtaine d’églises de cette région. |
Dans la photocopie que je publie ici – photo supérieure – il est dit qu’une vingtaine d’églises de Bavière portent sur leurs tours une croix inversée de Pierre, ou « Petruskreuz ». L’information m’est parvenue de la municipalité de la ville de Giebelstadt, en Allemagne. Il s’agit d’un imprimé publié là-bas qui commente le sens des différentes croix visibles sur certaines églises. On peut même y voir la tour de la paroisse Saint-Joseph – de Giebelstadt – avec sa croix inversée (la qualité de la photocopie n’est pas bonne, mais elle est suffisamment claire pour qu’on remarque cette croix). Sur l’imprimé sont dessinés plusieurs types de croix, dont une croix inversée, et on lit : « La croix qui couronne notre église paroissiale porte une Croix de Pierre […] qui est une croix latine inversée, selon la tradition de la mort de Pierre la tête en bas. Le professeur Albert Bosslet a construit dans notre province une soixantaine d’églises ; dans un tiers de ces églises – parmi lesquelles se trouve la nôtre – les tours portent une Croix de Pierre ». Je n’ai pas pu vérifier si toutes ces églises sont catholiques, ou également d’autres dénominations. Le professeur Bosslet fut un célèbre architecte allemand constructeur d’églises (1883-1957) ; son œuvre s’étend dans tout le pays. Les églises que nous mentionnons ici furent construites dans la première moitié du XXe siècle. Voir sur la photo inférieure la bibliographie spécialisée utilisée dans la préparation de l’imprimé.
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| Chapelle catholique de la Prison Mamertine, Rome, Italie (site web) |
C’est le lieu où la tradition chrétienne situe la cellule dans laquelle Pierre aurait passé ses derniers jours avant d’être martyrisé ; il s’y trouve un autel, sur la face frontale duquel on voit une croix inversée.
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| Église catholique Saint-André, Anvers (Belgique) |
Cette image, nous l’avons déjà vue plus haut comme témoignage de la crucifixion de Pierre en position inversée. Je la répète ici parce qu’elle a, en outre, la valeur importante de montrer Pierre non pas crucifié, mais embrassant une croix inversée, c’est-à-dire le signe de sa passion. De plus, il porte dans ses mains les clés. L’œuvre date de 1648. L’usage du signe lors de la célébration de Jean-Paul II en Terre Sainte, 350 ans plus tard, fut-il une nouveauté ?
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| Chapelle catholique sous le maître-autel de la basilique Saint-Pierre, Cité du Vatican. |
Un témoignage que j’estime particulièrement intéressant est le signe de la croix inversée sous le maître-autel de la basilique Saint-Pierre au Vatican : le maître-autel est celui qui se trouve sous le fameux baldaquin du Bernin, au centre de la basilique. Sous cet autel, il y a de nombreuses chapelles, dont celle qui garde les ossements qui, croit-on, seraient ceux de saint Pierre : l’Apôtre aurait subi le martyre à quelques mètres de là, crucifié la tête en bas selon ce que nous transmet la tradition, et il aurait été enseveli en ce lieu. Sur les photos que je présente ici, on peut voir cette chapelle et le détail de la croix inversée, entre la statue de Pierre (à gauche de la chapelle) et l’icône centrale du Christ. La chapelle, avec ses sculptures et ses marbres, est l’œuvre du célèbre architecte et ingénieur Carlo Maderno, qui fut l’architecte principal des réformes apportées à la basilique par Paul V, ainsi que de la façade actuelle. La croix inversée que l’on y voit fut placée en ce lieu entre les années 1607 et 1617. Il convient de noter que cette chapelle, avec l’icône du Christ, la croix inversée et les statues des princes des Apôtres, est bien visible depuis l’étage supérieur de la basilique, car c’est une chapelle ouverte et reliée à l’étage supérieur par deux escaliers, de sorte que les milliers de pèlerins qui arrivent quotidiennement en ce lieu peuvent l’admirer sans même descendre au niveau inférieur ; on peut aussi descendre à celui-ci – la majorité des pèlerins le font – et voir ainsi la chapelle depuis le niveau où furent prises les photographies. Depuis qu’il y fut placé, 32 papes et des millions de personnes, au cours des presque quatre cents ans qui nous séparent de cette date, sont passés devant le symbole de Pierre. La photo en noir et blanc et les données de la réalisation, je les tire de Der Vatikan, Goldene Jahrhunderte der Kunst und Architektur, de Maurizio Fagiolo dell’Arco, Augsburg 1989, pp. 172-173, ouvrage spécialisé qui parcourt pas à pas les lieux les plus remarquables de la basilique. C’est la traduction de l’original : L’Arte dei Papi, éditions Arnoldo Mondadori, Mailand.
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| Autel pour la célébration de la Sainte Messe au Mont des Béatitudes, Terre Sainte, mars 2000. |
Le Pape, successeur de Pierre, célèbre la Sainte Messe à quelques kilomètres de la maison de Pierre en Terre Sainte. La personne chargée de concevoir l’autel utilisa, parmi d’autres signes liturgiques, celui de la croix de Pierre sur le siège papal. Comme le lecteur peut le déduire, ce ne fut en rien une nouveauté. En recherchant des informations sur cette célébration, j’ai obtenu la donnée concernant celui qui réalisa ce siège : il s’agit du P. Eduardo Ricoboni, du mouvement néocatéchuménal. La célébration, en effet, fut tout entière organisée par ce mouvement ecclésial, qui, entre autres choses, posa ces jours-là la première pierre d’une maison de retraite au pied du mont des Béatitudes. Le P. Ricoboni, en plus d’être prêtre, est artiste. J’ai pu le contacter par téléphone le 13 février 2003. Je lui ai demandé s’il avait participé à l’organisation de l’événement et il m’a répondu par l’affirmative. Je lui ai indiqué que je faisais une étude sur la symbolique de cette célébration, et lui ai demandé s’il pouvait m’expliquer un peu, ce qu’il accepta bien volontiers. Quand je lui ai mentionné le siège et le motif de la croix – sans le prévenir de rien au préalable – il m’a répondu : « L’idée fut de Kiko Argüello [le fondateur du mouvement] et elle se réfère à la mort de Pierre ; toute la scénographie liturgique fut conçue par lui, je me suis borné à la réaliser ». Je lui ai dit ce qui « se disait » de ce siège ; il en a ri et m’a répondu : « Ici, le démon n’a rien à voir, il s’agit de la mort de Pierre ». Tel est le témoignage de celui qui construisit le siège. De sorte que nous savons positivement quelle est la signification réelle du signe. Que Kiko Argüello ait eu ou non des motifs pour ce dessin, le lecteur peut le voir dans tout ce que j’ai exposé jusqu’ici. Mais il y a plus.
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- Exemples de l’usage pétrinien -et non satanique- du symbole dans des milieux profanes et sa reconnaissance dans des ouvrages de référence.
| Image | Références | Commentaire |
| History of the Christian Church, vol. II, chap. VI, § 77, de Philip Schaff (site web). L’édition numérique dépend de l’édition papier de 1910. L’œuvre originale est de 1882.
J’ai vu personnellement l’édition papier de 1889, éditée à New York. Les données de cette édition se trouvent au volume 2, p. 270, note 4, et correspondent parfaitement à l’édition numérique que je cite ici. J’ai pu consulter une partie de la bibliographie citée par Schaff, mais rien qui ajoute quelque chose de substantiel à notre sujet. L’autre partie de la bibliographie, que je n’ai pas pu voir, est de consultation très difficile. Mais je ne perds pas l’espoir de poursuivre les recherches. |
Dans son History of the Christian Church, l’éminent historien protestant traite le thème de l’art chrétien, et en particulier de la croix et de sa représentation dans les premiers siècles. Il dit entre autres : « Peu après la victoire de Constantin sur Maxence avec l’aide du Labarum [étendard portant la croix] (an 312), les croix apparurent sur les casques, boucliers, étendards, couronnes, sceptres, monnaies et sceaux, sous des formes variées. [Ici, Schaff insère une note qui dit :] Les archéologues distinguent sept formes de croix ou davantage : Ce témoignage est très important pour plusieurs motifs, mais surtout : a) l’auteur est protestant et l’œuvre est sérieuse ; voici les sources consultées par Schaff pour le thème spécifique de la croix, telles qu’elles apparaissent sur ce site web : JUSTUS LIPSIUS (R.C., d. 1606, is Prof. at Louvain): De Cruce libri tres, ad sacram profanamque historiam utiles. Antw., 1595, and later editions. JAC. GRETSER (Jesuit): De Cruce Christi rebusque ad eam pertinentibus.Ingolst., 1598–1605, 3 vols. 4to; 3rd ed. revised, 1608; also in hisOpera, Ratisb., 1734, Tom. I.-III. WM. HASLAM: The Cross and the Serpent: being a brief History of the Triumph of the Cross. Oxford, 1849. W. R. ALGER: History of the Cross. Boston, 1858. GABR. DE MORTILLET: Le, Signe de la Croix avant le Christianisme. Paris, 1866. A. CH. A. ZESTERMANN: Die bildliche Darstellung des Kreuzes und der Kreuzigung historisch entwickelt. Leipzig, 1867 and 1868. J. STOCKBAUER (R.C.): Kunstgeschichte des Kreuzes. Schaffhausen, 1870. O. ZÖCKLER (Prof. in Greifswald): Das Kreuz Christi. Religionshistorische und kirchlich archaeologische Untersuchungen. Gütersloh, 1875 (484 pages, with a large list of works, pp. xiii.-xxiv.). English translation by M. G. Evans, Lond., 1878. ERNST V. BUNSEN: Das Symbol des Kreuzes bei alten Nationen und die Entstehung des Kreuzsymbols der christlichen Kirche. Berlin, 1876. (Full of hypotheses.) HERMANN FULDA: Das Kreuz und die Kreuzigung, Eine antiquarische Untersuchung.Breslau, 1878. Polemical against the received views since Lipsius,. See a full list of literature in Fulda, pp. 299–328. E. DOBBERT: Zur Enttehungsgeschichte des Kreuzes, Leipzig, 1880. Il s’agit de littérature spécialisée ; ici, les fantaisies fondamentalistes sont exclues. b) la croix inversée compte parmi les formes de croix utilisées après le quatrième siècle, selon les données de l’archéologie. De cela nous pouvons conclure que la croix inversée fut utilisée durant le premier millénaire chrétien comme signe de Pierre.
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| Site web Symbols, version numérique de l’Encyclopédie des symboles Thought Signs. The semiotics of Symbols. Western Non-pictorial Ideograms de Carl G Liungman (site web) |
Le site présente un matériel abondant et sérieux sur les symboles. Y compris la croix inversée, dont il dit : « La croix latine inversée est connue comme la croix de saint Pierre, en l’honneur de Pierre, le disciple de Jésus qui, croit-on, fut exécuté par crucifixion sur une croix inversée. Les satanistes, à ce qu’on affirme, utilisent cette forme de la croix latine pour leurs rituels. » (On peut le voir ici) Le texte résume très bien la situation : la croix inversée est d’origine chrétienne et se réfère à la mort de Pierre la tête en bas, selon l’antique tradition ; à un certain moment de l’histoire, les adeptes de Satan commencèrent à utiliser ce symbole pour représenter leur aversion envers le Christ. Je crois qu’il est opportun de noter que, bien que la croix « de Pierre » et la croix « satanique » aient la même forme, la valeur symbolique des deux est cependant contraire : si la croix inversée est utilisée en relation avec Pierre, en raison de sa mort crucifié la tête en bas, alors elle porte une valeur chrétienne ; le pourquoi de cet usage dans le large éventail des églises chrétiennes a été suffisamment prouvé dans cet article. Ce n’est plus « le Pape » qui utilise le signe, ce sont toutes les grandes dénominations chrétiennes. Si la croix inversée est la croix du Christ retournée, c’est-à-dire un mépris du Christ, alors elle porte une valeur antichrétienne. Les satanistes ne prétendent pas exposer la croix « de Pierre » dans leurs sombres rituels, n’est-ce pas ? De la même manière, les chrétiens (catholiques, anglicans, méthodistes, presbytériens, orthodoxes, évangéliques, baptistes) ne prétendent pas exposer la croix « satanique » dans leurs cultes chrétiens. Tout se résout en considérant le contexte dans lequel se trouve le signe. L’important, dans cet article, est d’offrir au lecteur le contexte naturel du signe dans une célébration chrétienne.
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| Site Symbols in Christian Art & Architecture tenu par Walter Gas, ancien de l’Église presbytérienne, Dallas, TX, USA (site web actuellement hors ligne
) |
Ce site spécialisé dans les symboles chrétiens, et fondé sur une remarquable bibliographie thématique, présente douze emblèmes correspondant aux douze Apôtres. Pour saint Pierre, l’emblème porte la croix inversée et deux clés. | |
| Dictionnaire de noms propres Le Petit Robert (2e édition), Paris, 1990, page 1420. | On lit sous « Saint Pierre », entre autres choses : « Croix de saint Pierre : la croix latine inversée, Pierre étant représenté fréquemment crucifié la tête en bas ». | |
| Símbolos, des Diccionarios Rioduero, Madrid 1978. P. 70-71 (site web actuellement hors ligne) | On peut y voir un graphique avec plusieurs croix, dont une inversée (la numéro 4). Le dictionnaire la définit comme « de saint Pierre ». | |
| Encyclopédie Larousse (site web actuellement hors ligne) | Sur la page web où j’ai trouvé le schéma, on ne donne pas davantage de données ; j’espère trouver l’ouvrage. Sur la croix numéro 3 du schéma (croix inversée), on lit « de saint Pierre », selon l’information du webmaster. Voir le tableau suivant. | |
| Dictionnaire encyclopédique Larousse du XXe Siecle, volume II, Paris, 1929, p. 595. |
Sous le vocable « Croix », il apporte l’observation suivante : « La croix à quatre extrémités, quand elle est croisée en forme de x, s’appelle de Saint-André ; quand elle est inversée, elle s’appelle de Saint-Pierre ; etc. » L’ouvrage reconnaît donc qu’une croix inversée s’identifie comme « de Saint-Pierre », pour les motifs évidents dans cet article. Noter la date d’édition de cet ouvrage : 1929. Larousse répète ces données dans des éditions postérieures, pas dans toutes, mais bien dans les principales. Par exemple le Grand Larousse Encyclopédique, tome III, Paris 1960, p. 674 (vocable « Croix »).
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| DUDEN Bildwörterbuch der deutschen Sprache (Dictionnaire en images de la langue allemande) Mannheim, Leipzig, 1992. | La collection DUDEN, en allemand, est mondialement célèbre et peut se trouver dans toute bonne bibliothèque. Le volume IV est un dictionnaire pictographique. Aux pages 574-575, il y a un schéma avec des éléments d’église et de nombreuses croix, parmi lesquelles on voit une croix inversée dont la référence dit : « Petruskreuz » (croix de Pierre). | |
| Grande Dizionario Illustrato dei Personaggi Biblici, de Martin Bocian, PIEMME 1991, p. 498. |
En parlant de l’apôtre Pierre, l’ouvrage – qui est une traduction italienne de l’original allemand – signale ce qui suit : « À partir du XIVe siècle, le bâton de Jacob, avec trois traverses, est signe de la papauté pétrinienne, tandis que la croix inversée indique le martyre de Pierre ». Le texte laisse entendre que la croix inversée est utilisée comme signe pétrinien à partir du XIVe siècle, bien qu’il ne fournisse pas davantage de données.
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| Evangelisches Kirchenlexikon (Dictionnaire ecclésiastique évangélique) Göttingen, 1958, colonne 960. |
Ce témoignage revêt lui aussi une importance particulière, parce qu’il s’agit d’un ouvrage spécialisé de grande envergure (quatre volumes de grande taille et en très petits caractères…) préparé par l’église luthérienne évangélique. Sous le vocable « Kreuz », on lit, entre autres choses : « La croix latine, quand elle est la tête en bas, est la peu fréquente croix de Pierre (voir par exemple la peinture de Holbein l’Ancien) ».
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| Der Grosse Herder (Grand [Dictionnaire] Herder), volume 5, 1954, colonne 786. |
Dans cet ouvrage encyclopédique en neuf volumes, sous le vocable « Kreuz », il y a plusieurs dessins de croix. Le dessin qui porte le numéro 4 est une croix inversée, que l’ouvrage appelle « Croix de Pierre ».
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| Wetzer und Welte’s Kirchenlexikon (Dictionnaire ecclésiastique de Wetzer et Welte), 1891, col. 1055. |
Cet énorme travail (treize volumes) montre, sous le vocable « Kreuz », plusieurs formes de croix, entre autres une croix inversée. Dans l’explication des graphiques, on lit « N. 6 : la croix inversée est connue comme Croix de Pierre ».
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| Dictionnaire des Symboles, Emblemes & Attributes (Dictionnaire des symboles, emblèmes et attributs) de M.P. Verneuil, Paris (sans date, mais de la fin du XIXe siècle), p. 143. |
L’ouvrage est spécialisé dans les symboles. Sous le vocable « Pierre, Saint » (saint Pierre), après avoir donné plusieurs symboles qui représentent l’Apôtre (clés, agneau, chaînes, etc.), il dit : « 8e : La croix, instrument de son supplice, parce qu’il fut crucifié la tête en bas ».
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| Christliche Symbole (Symboles chrétiens), d’Oscar Doering, Freiburg im Breisgau, 1940, p. 160. |
L’auteur parle longuement des symboles des apôtres. Sur Pierre, il dit qu’« il est représenté par une ou deux clés, aussi un bâton de berger (parce qu’il est comme un second Moïse), ou bien un bâton-croix, comme aussi une tiare, une croix avec la traverse vers le bas, un coq ».
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| Iconographie de l’Art Chrétien (Iconographie de l’art chrétien), de Louis Réau, volume III, Paris, 1959, p. 1084. |
Un ouvrage hautement spécialisé, en six gros volumes, édité par les Presses Universitaires de France. L’auteur a à son actif 18 ouvrages sur l’iconographie, dont plusieurs en plusieurs volumes. À la page indiquée, parlant longuement de l’iconographie de Pierre, il énumère plusieurs symboles comme les clés, la barque, le poisson, le coq, les chaînes, puis « la croix inversée, qui évoque sa crucifixion la tête en bas ».
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| Lexikon der Christlichen Ikonographie (Dictionnaire de l’iconographie chrétienne), de Kirschbaum-Braunfels, volume 8, Rome, 1976, colonne 161. |
C’est un ouvrage spécialisé sur l’iconographie chrétienne en de nombreux volumes. À l’apôtre Pierre, l’ouvrage consacre neuf pages ; entre bien d’autres choses, il dit que ses attributs sont les clés, un rouleau ou un livre, un bâton en forme de croix, « la croix inversée, comme signe de son martyre », etc.
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| Lexikon der Christlichen Ikonographie (Dictionnaire de l’iconographie chrétienne) de Herder, volume 2, 1970, colonne 569. |
L’ouvrage est spécialisé (huit volumes sur l’iconographie chrétienne). Il consacre un article aux différentes formes de croix, parmi lesquelles « La croix de Pierre, qui a la traverse horizontale dans la moitié inférieure du montant vertical ». L’ouvrage présente aussi un schéma avec plusieurs croix, où la numéro 14 est une croix latine inversée, désignée comme « Croix de Pierre ».
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| Dictionary of the Middle Ages, vol. 4, New York, 1984, p. 9. |
Il explique plusieurs formes de croix, entre autres : « La croix de Pierre, celle qui a le bras supérieur plus long que les trois autres (une croix latine inversée), appelée ainsi parce que saint Pierre fut crucifié la tête en bas ». Aux pages 10 et 11, on voit plusieurs dessins de croix, dont la croix inversée, avec le nom « Peter Cross ».
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| Gran Enciclopedia RIALP, tome VI, p. 776. |
Au vocable « Cruz », il y a un schéma avec de nombreuses formes de croix. Également une croix inversée (la numéro 16), que l’encyclopédie appelle « De saint Pierre ».
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| Brockhaus Enzyklopädie, vol. 12, p. 481. |
Cette énorme et importante encyclopédie allemande, sous le vocable « Kreuz » (croix), dit : « Outre ces formes fondamentales de croix [que l’encyclopédie a déjà mentionnées], il existe de nombreuses variations ou formes spéciales, comme la croix de Pierre (d’après l’apôtre Pierre, qui voulut être crucifié la tête en bas), et qui consiste en une croix latine inversée ».
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| Symboles, signes et marques (Symboles, signes et marques) de Georges Nataf, Toulouse, 1973, p. 154. | Ouvrage lui aussi spécialisé en symbolique, il présente plusieurs tableaux avec des formes de croix ; dans l’un de ces tableaux – voir la photographie – apparaît une croix inversée, et l’ouvrage précise que c’est la « croix de saint Pierre ». | |
| Étude de l’Instituto Andaluz de Patrimonio Histórico |
L’étude menée à la demande de la « Hermandad de la Redención » dans le but de vêtir les Apôtres de Jésus pour le « paso du Christ », conclut ce qui suit : « Saint Pierre. Symboles d’identification : clés, coq, chaînes, croix inversée, bâton pastoral, tiare et croix à triple traverse ». Ce qui signifie qu’après une étude de l’histoire de l’art concernant Pierre, l’Instituto Andaluz de Patrimonio Histórico conclut que la croix inversée est un signe de l’Apôtre.
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| Musée de la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla, Mexique (site web) |
Sur le site de cette université, rubrique « culture », on présente entre autres choses le Musée de l’Université, et l’on décrit quelques œuvres qui s’y trouvent. Après la description d’un tableau de l’apôtre Pierre, le site ajoute, pour l’information des visiteurs (mise en relief de moi) : « Attributs de saint Pierre : ce sont une ou deux clés du royaume, l’une pour les cieux et l’autre pour la terre, que Pierre reçut du Christ lui-même. Une croix inversée, qui est l’instrument de son martyre. Le coq, puisqu’il renia Jésus trois fois avant que celui-ci ne chante. La barque, le filet et les poissons en signe qu’il était pêcheur. Enfin, des larmes de repentir pour avoir renié son seigneur. »
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| Phil Phillips, Halloween and Satanism, Starburst Publications, Lancaster, PN, 1987 (site web actuellement hors ligne) |
L’auteur du livre dit que, en raison de la mort de Pierre la tête en bas, « ce fut sa croix qui devint symbole de martyre dans l’Église primitive : la croix inversée. » La donnée coïncide avec d’autres informations de bonne source qui font remonter l’usage de la croix inversée comme symbole de Pierre aux temps postérieurs à Constantin (voir plus haut). Indépendamment de la référence historique, cette donnée – comme plusieurs autres de cet article – prouve que l’idée de la croix inversée comme symbole de Pierre n’est en rien une nouveauté et se trouve largement répandue. Il peut aussi être intéressant pour mon lecteur de savoir que le site web qui publie ces textes est évangélique (à la fin de l’article, il propose de recevoir le Seigneur comme Sauveur personnel, d’accepter la Bible comme unique autorité, etc.).
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| So bunt ist unser Glaube d’Alexander Zieger, Leipzig, 1981, p. 30. |
L’ouvrage est un gros volume, très illustré, avec des informations sur l’histoire, la doctrine, la structure, l’art, etc. du christianisme en général, et il a été produit par la Conférence épiscopale allemande. Il y a une page avec des dessins de croix et leurs explications respectives. Également une croix inversée, présentée comme « Croix de Pierre », puisque « Pierre, selon la légende, fut crucifié la tête en bas ».
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| The Catholic Source Book, cité par FaithHelps, du Faith Magazine |
Cet important ouvrage de référence de l’Église catholique aux USA montre une série de croix, parmi lesquelles une croix inversée (n. 7 sur le schéma) avec l’explication correspondante : « Croix de saint Pierre : elle représente son martyre ».
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| Saints, Signs, & Symbols, de W. E. Post, Morehouse Publishing (1974), p. 66. |
Dans cet ouvrage spécialisé dans les symboles, nous trouvons l’illustration que l’on voit ici dans l’encadré de gauche, avec la croix inversée présentée comme « de saint Pierre ». Walter Gas, ancien de l’église presbytérienne, et sans aucun doute un spécialiste des symboles (voir plus haut), dit de ce livre : « Il est organisé par catégories comme croix, étoiles, l’église, etc. Très bien illustré. Il inclut un chapitre complet sur les emblèmes des saints. Il inclut aussi de nombreux symboles rares, difficiles à trouver ailleurs. Particulièrement intéressant pour l’étude du symbolisme catholique ». |
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| Site qui vend des images religieuses (site web) |
Suivant la tradition chrétienne de représenter Pierre avec une croix inversée, on y offre une statue – d’une beauté artistique fort douteuse, je dois le dire – où Pierre apparaît avec les clés, des chaînes et une croix inversée à ses pieds.
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| Blason de la municipalité de San Pedro de Mérida, Estrémadure, Espagne |
Il porte une croix inversée dorée, comme on le voit sur l’image sous l’arc. Ce n’est pas un signe satanique : il fait référence à Pierre mort la tête en bas, dont la municipalité honore le nom.
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| Blason de la municipalité d’Esterri d’Aneu, Espagne |
Sur le blason se détache une croix inversée, qui, comme le précise le site web officiel de la municipalité, représente la croix de Pierre, « le symbole primitif donné à la ville comme signe d’identification ».
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| Site de l’International Catholic Stewardship Council (site web) |
On peut y voir un blason avec deux clés croisées et une croix inversée, parmi d’autres symboles. Comme l’expliquent les responsables du site, il s’agit des « insignes de Pierre ».
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| Site Medieval Wares (site web), Canada. |
Le site présente une organisation artisanale spécialisée dans la fabrication d’objets de joaillerie de caractère médiéval. Parmi ce qu’il offre se trouvent des croix inversées à porter en pendentifs. Selon le spécialiste, il s’agit de la « Croix de saint Pierre, basée sur une croix des croisés du XIIe siècle, trouvée à Césarée ». Pour l’instant, je n’ai pas la possibilité de confirmer cette donnée, mais je chercherai des informations. De toute façon, elle est en harmonie avec l’information de l’œuvre de Schaff (voir plus haut).
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Pendant ce temps, et dans le but de soutenir, loin de toute réalité, une clé d’interprétation sataniste du symbole utilisé par Jean-Paul II en Terre Sainte, et d’étayer ainsi leurs préjugés anticatholiques, les promoteurs d’une si pauvre cause proposent encore et encore à leurs lecteurs :
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« il ne semblerait pas que la Croix Inversée fasse partie d’une quelconque symbolique historique de l’Institution catholique romaine » M. Daniel Sapia |
Proposition qui, pour les mêmes motifs, a eu un écho étonnamment rapide de l’autre côté de l’océan :
| « ce symbole n’est en aucune manière un symbole de l’apôtre Pierre, ni des chrétiens, et pas même son église papiste n’a jamais utilisé ce symbole pour identifier l’apôtre Pierre, comme vous pouvez le vérifier dans l’Encyclopédie catholique. LA CROIX INVERSÉE EST UNIQUEMENT LE SYMBOLE DU SATANISME INTERNATIONAL, comme l’a bien démontré le frère Daniel Sapia »
M. Tito Martínez |
Au sujet de l’Encyclopédie catholique que mentionne M. Martínez, j’ai commenté cet « argument » à cet endroit.
- Conclusions.
- Voilà les éléments que j’ai pu trouver pour illustrer le sujet, tirés presque en totalité d’Internet. On peut penser que les exemples existant dans la réalité se comptent par milliers.
- Des nombreux ouvrages de référence sérieux que j’ai cités ici – plus de vingt, catholiques, luthériens et non confessionnels – un seul fait mention de l’usage satanique de la croix inversée (tout en lui assignant en premier lieu la signification pétrinienne), tandis que tous les autres parlent de la croix inversée simplement comme « de Pierre ». Pourquoi ?
- La tradition de Pierre crucifié la tête en bas est reconnue comme telle par toutes les grandes églises chrétiennes. Il n’existe aucun témoignage historique sérieux – du moins que je connaisse – qui aille contre la très ancienne tradition affirmant que Pierre fut crucifié à Rome, la tête en bas. Il y a des attestations de son existence depuis au moins le IIIe siècle, comme on peut le voir tout au long de cet article. L’Église catholique, d’autre part, n’a jamais prétendu transmettre ce fait comme une donnée indubitable, ou comme s’il s’agissait d’un dogme de la foi ; elle fait simplement mémoire des Apôtres, et surtout du témoignage de leur martyre, selon les données qu’elle conserve. Qui ne veut pas accepter cette tradition est bien libre de le faire, et cela n’importe en rien pour notre objectif d’expliquer l’origine du signe.
- La croix inversée satanique et la croix inversée pétrinienne, bien qu’identiques dans leur forme, sont absolument contraires quant à l’origine et à la signification : l’une résulte de l’inversion de la croix du Christ pour se moquer de lui, l’autre résulte de l’inversion par Simon Pierre de sa propre croix en l’honneur du Christ. Le symbolisme qu’une croix inversée revêt dans une circonstance concrète se juge d’après le contexte : si elle est en contexte chrétien, elle est pétrinienne ; si elle est en contexte antichrétien, elle est satanique. Dans tous les cas, il faut surtout user du sens commun.
- Le fait que les satanistes usent de ce signe parce qu’ils y voient un rejet de la croix du Christ est une triste affaire qui les regarde. Il est totalement ridicule de penser que les églises chrétiennes doivent cesser d’utiliser ce signe pour que personne ne croie que ces églises sont devenues sataniques. Cette manière d’agir est étrangère à toute église qui agit avec une part minimale de la liberté des enfants de Dieu : la preuve en est l’usage pétrinien du symbole par toutes les églises mentionnées plus haut.
- Les accusateurs du Pape sembleraient vouloir nous présenter un monde dans lequel la croix inversée à signification satanique est partout, ouvre les actes publics, préside les salles de classe, se dresse sur les monuments des places, s’affiche sur tous les drapeaux, ouvre toutes les émissions des médias…, à la manière dont la croix gammée – suggèrent-ils – était partout dans l’Allemagne de Hitler. Cette présentation est fausse.
- Pourquoi un catholique devrait-il essayer de donner des « arguments valables de l’usage du signe » quand celui-ci est utilisé dans toutes les dénominations chrétiennes les plus importantes ?
- Nous connaissons positivement l’intention des organisateurs de cette Messe : il s’agit de la croix de Pierre. Avec le fondement que j’ai montré dans cet article, douter d’une telle chose est un acte de claire obstination, et cela repose de toute évidence sur des préjugés, non sur l’intérêt pour la vérité.
- Si je vais à une réunion de satanistes et que je vois une croix inversée, que penserai-je ? Qu’ils vénèrent la mémoire de l’Apôtre ? Si je vais à une Messe présidée par le successeur de Pierre et que je vois la croix inversée, que penserai-je ? Que c’est un mépris du Christ ? Ne serait-ce pas aussi ridicule que le cas précédent ? Ma conclusion serait-elle fondée sur la signification du signe dans son contexte ou sur mes idées préconçues contre le Pape ?
- Les apologistes anticatholiques du web qui ont publié le matériel sur la croix inversée ont caché ou ignoraient les informations que je présente ici : s’ils les ont cachées, ils se disqualifient eux-mêmes ; s’ils les ignoraient, ils ont agi immoralement : il est immoral d’accuser quelqu’un de rien de moins qu’une forme de satanisme sans s’informer par tous les moyens possibles sur ce dont on parle. Qui publie sur Internet une telle accusation doit connaître le sujet à fond, sans quoi il commet un péché grave de calomnie.
- Ceux qui ont publié la présentation sataniste du siège papal devaient savoir ce que je présente dans mon article et devaient s’être informés de science certaine sur l’usage du symbole, de la même manière que j’ai pu le vérifier avec passablement de détails : ils s’apprêtaient à accuser publiquement et gravement une personne dont l’autorité est très grande pour des millions de personnes : ne devaient-ils pas s’informer exactement avant de lancer l’accusation ? Comment définir celui qui ne sait pas ce qu’il pouvait et devait savoir ?
- Dorénavant, personne ne pourra nier que la croix inversée est un signe qui se réfère à la mort de Pierre la tête en bas, un signe qui représente une tradition deux fois millénaire de l’Église et qui est utilisé par toutes les grandes églises chrétiennes jusqu’à nos jours. Quant à savoir si le Pape est ou non « l’œuvre de l’antichrist », il faudra le vérifier ailleurs.
Voir aussi :
- Considérations sur la réponse de M. Sapia à mon article précédent.
- Appendice : d’autres exemples de la tradition de Pierre crucifié la tête en bas.